L’UMTS causera la perte de nombreux opérateurs

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Les revenus générés par l’Internet mobile ne devraient pas couvrir les pertes des activités traditionnelles des opérateurs. C’est du moins ce qui ressort d’une étude publiée par le cabinet d’étude Forrester Research. A terme, l’UMTS sera le déclencheur d’une restructuration du secteur des télécoms qui ne verra alors plus que cinq opérateurs en Europe.

Selon une étude publiée par Forrester Research, les recettes moyennes par utilisateur devraient décliner de 15 % d’ici 2005, entraînant au passage plusieurs faillites. Dès lors, une concentration du marché est à prévoir. A terme, le cabinet d’étude américain estime que seuls quatre opérateurs devraient survivre à cette crise. Parmi eux, on compte Vodafone, T-Mobil (filiale mobile de Deutsche Telekom), France Télécom (propriétaire du Britannique Orange) et BT Cellnet. Ces acteurs ont d’ailleurs la particularité d’être déjà sur un positionnement pan-européen. Un cinquième opérateur pourrait survivre, et l’étude de mentionner KPN (allié au Japonais NTT DoCoMo), Telefonica ou encore Telecom Italia.

Selon Forrester Research, c’est principalement l’UMTS qui sera le déclencheur de cette concentration. Pourtant, chez les 26 opérateurs interrogés, l’UMTS est vu comme le passage obligé pour le maintien de leurs parts de marché. En effet, les revenus traditionnels des opérateurs devraient fortement chuter (malgré l’accroissement du nombre d’abonnés), d’où l’intérêt des opérateurs télécoms dans les technologies de troisième génération avec l’arrivée de nouveaux services qui viendront compenser les revenus en baisse de la voix. Pour autant, l’UMTS ne devrait pas suffire à pallier cette baisse et les milliards d’investissements nécessaires à la téléphonie de troisième génération risquent alors de se faire douloureusement sentir.

Pour en savoir plus : L’étude de Forrester (en anglais)


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