MagicStay lève 1,5 million d’euros et voit au-delà des voyages d’affaires

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MagicStay, dont la plate-forme de réservation d’hébergements vise les voyageurs d’affaires, compte monter une offre adaptée aux séjours jusqu’à un an.

Proposer une offre d’hébergement spécifique pour le moyen séjour, destinée à faciliter les réservations d’appartements pour des durées allant d’un mois à un an : c’est l’un des objectifs affichés par MagicStay parallèlement à l’annonce d’un nouveau tour de table.

La SAS basée à Grasse (Alpes-Maritimes) a réuni 1,5 million d’euros avec la participation d’un bouquet de business angels parmi lesquels Marc Frappier (Eurazeo), Thibault Basquin (Ardian) et Nicolas Santi-Weil (AMI Paris),  nouveaux entrants à son capital.

Plusieurs investisseurs historiques remettent au pot. Parmi eux, Michaël Benabou (vente-privee.com), Benoît Bassi (Bridgepoint), Patrick Lucas (Gras Savoye)… et Charles Petruccelli.

Ce dernier a piloté pendant plusieurs années l’activité « Voyages d’affaires » chez American Express.

C’est précisément cette clientèle que MagicStay vise avec sa plate-forme décrite, dans les CGU, comme un « service d’intermédiation permettant à des professionnels de louer des biens meublés en vue de disposer de solutions de logement à l’occasion de séjours de courte durée, notamment pour des événements professionnels ».

Un trio devenu duo

Le dernier tour de financement officialisé remontait à octobre 2016, pour un montant d’un million d’euros. La start-up créée trois ans plus tôt sous le nom Immo-Smart (et qui avait ensuite adopté la marque Magic Event, avant de passer à MagicStay) revendiquait alors 50 000 annonces de logements dans 70 villes.

Elle s’exprime désormais en pays : 90 couverts, avec un parc de 150 000 hébergements, essentiellement en Europe, bien que quelques centaines d’annonces soient publiées pour des villes comme New York.

Sa communication a également évolué concernant l’équipe fondatrice : Éric Christophe n’est plus mentionné. Seuls le sont Valéry Linÿer (CEO ; ancien DG de Comexposium au sein du groupe Unibail-Rodamco) et William Lecerf (par ailleurs fondateur et principal dirigeant d’Eurocomputer, entreprise de reconditionnement de matériel informatique).

Le modèle économique reste fondé sur le prélèvement d’une double commission : d’un côté auprès des offreurs et de l’autre auprès des voyageurs.

Les premiers peuvent mettre gratuitement en ligne leur annonce, traduite automatiquement en cinq langues (français, anglais, allemand, espagnol, italien)… avec des options payantes pour davantage de visibilité. Leur sont facturés des frais de service de 8 à 13 % du montant HT de la location, avec une tarification spéciale pour certaines annonces, notamment celles émises par un channel manager.

Les voyageurs payent quant à eux un supplément « par tranches », de 13 à 18 % HT du montant de la location.

Une jonction avec AccorHotels

Au-delà des propriétaires particuliers, MagicStay vise les agences de voyages avec une offre qui leur permet de réserver pour le compte de leurs clients ; et les organisateurs d’événements, y compris en marque blanche*.

Une sélection d’appartements haut de gamme gérés par des agences professionnelles – dont Squarebreak, du groupe AccorHotels – a par ailleurs été mise en place.

Ces logements sont notamment proposés dans le cadre des « accords entreprises » qui permettent le regroupement de réservations sur un même compte client. Société Générale et Havas Voyages sont récemment entrés dans la boucle.

* Le deuxième tour de table de MagicStay, bouclé fin 2014 pour 1 million d’euros, avait accompagné la mise en place de cette offre. La levée d’amorçage, annoncée un an plus tôt, avait permis l’ouverture de bureaux à Neuilly-sur-Seine.

Crédit photo : VISITFLANDERS via Visualhunt.com / CC BY-NC-SA


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