Mandriva devient acteur du projet européen Nepomuk

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Ce programme de R&D vise à développer un environnement de traitement des informations à la manière du cerveau humain.

Mandriva a fait savoir, le 16 février dernier, que sa filiale Edge-IT avait été sélectionnée dans le cadre du projet européen Nepomuk (Networked environment for personalized ontology-based management of unified knowledge).

Financé à travers le programme de soutien à la recherche FP6 à hauteur de 17 millions d’euros, dont 50 % en provenance de la communauté européenne, le projet Nepomuk vise à “concevoir une solution d’envergure destinée à transformer le poste de travail tel qu’on le connaît aujourd’hui en un environnement de collaboration qui intègre à la fois la gestion des données personnelles et le partage d’informations via des canaux sociaux et organisés sémantiquement”, souligne l’éditeur français de la distribution Linux éponyme.

Autrement dit, Nepomuk entend développer une plate-forme complète pour le poste de travail qui va révolutionner la façon de créer, automatiser et structurer les informations non pas en les classant hiérarchiquement mais selon leur sens. Outre la gestion des données personnelles locales, le projet entend intégrer le partage d’informations via des canaux extérieurs. “Le poste de travail sémantique est communément défini comme l’ensemble des technologies qui rendent les ordinateurs capables de recueillir des informations à la manière du cerveau humain”, précise Mandriva dans son communiqué.

Ce poste de travail d’un nouveau genre sera compatible avec les environnements utilisateurs tels que KDE, Gnome, Mozilla ou encore la plate-forme de développement Eclipse. Sans surprise, Nepomuk s’intégrera aux diverses communautés de l’open source, tant du côté des développeurs que des utilisateurs.

Obtenir plus de son ordinateur

Dans ce cadre, Mandriva participera, à travers Edge-IT, à la définition des outils d’infrastructure nécessaires pour le projet. L’éditeur pilotera les développements communautaire et prendra en charge la soumission des API (interfaces de programmation) aux organismes certificateurs dont le W3C qui définit les standards du Web. A terme, Mandriva implémentera les technologies développées pour le projet européen à travers son site Club Mandriva réservé à ses membres. L’éditeur bénéficiera d’un budget de 1,8 million euros.

Au total, une quinzaine d’acteurs, privés ou publics, participent au projet comme SAP, l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, la National University of Ireland, Thales, le German Research Center for Artificial Intelligence mais aussi les américains IBM et HP (à travers leur filiales irlandaises).

Leur présence n’est pas surprenante. Ambitieux, le projet pourrait révolutionner la façon d’utiliser un ordinateur. Comme le rappelle François Bancilhon, directeur général de Mandriva, “avec Nepomuk, chacun pourra obtenir plus de son ordinateur, à travers de nouvelles façons de rechercher les informations et de travailler en groupe”.


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