Mark Zuckerberg de Harvard à Facebook: « Un but pour aboutir au vrai bonheur »

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Dans un discours à Harvard (synonyme de genèse pour Facebook), Mark Zuckerberg, CEO et fondateur du réseau social, veut redonner du sens au but au nom d’un monde meilleur.

Quand le fondateur de Facebook revient à ses origines universitaires…Mark Zuckerberg a adressé le 25 mai un discours devant la promotion des diplômés de l’université de Harvard (Cambridge, Massachusetts).

C’est dans son enceinte que l’étudiant passionné d’informatique (et doué pour la piratage) a démarré le réseau social Facemash en otobre 2003 destiné aux étudiants du campus qui allait devenir Thefacebook en 2004 puis Facebook en 2005 en visant le monde entier : 1,2 milliard d’utilisateurs actifs selon le dernier relevé de compteur de mars 2017.

« Si j’achève ce discours, ce sera la première fois que je termine quelque chose à Harvard », concède-t-il en introduction avec un brin d’humour. Mark Zuckerberg avait lâché son cursus universitaire en 2004 pour se concentrer sur le développement de Facebook.

Le CEO de Facebook a endossé un costume et une cravate pour marquer la dimension solennelle de son allocution à Harvard (vu la photo, il fallait prévoir un parapluie pour l’écouter).

Il a le privilège d’être le plus jeune influenceur (33 ans) à s’adresser aux étudiants de Hardvard qui vont démarrer leurs carrières professionnelles.

« Aujourd’hui, je veux parler de but dans la vie (« purpose »). Je ne suis pas ici pour vous délivrer un commencement standard sur la manière de trouver votre engagement. Nous sommes de la génération Millenium. Nous le faisons de manière instinctive. Je suis ici pour vous dire que le fait de trouver son but n’est pas suffisant. Le défi de notre génération est de créer un monde où tout le monde a un sens pour un but à atteindre. »

Tout en peaufinant sa définition : « C’est une impression que nous faisons partie de quelque chose de plus grand que nous-même (…) Le but permet de créer un vrai bonheur. »

Il s’adresse aux étudiants de Harvard en considérant qu’ils obtiennent leurs diplômes à un moment « spécialement important ». « Quand nos parents ont été diplômés, le but était rattaché au travail, à l’église, à la communauté. Mais aujourd’hui, la technologie et l’automatisation sont en train de détruire beaucoup d’emplois. L’adhésion à une communauté est en déclin. Et beaucoup de personnes se sentent déconnectées et déprimées et elles essaient de combler un vide. »

Tout en poursuivant : « Au nom du progrès dans notre société, nous avons un défi générationnel : non seulement créer de nouveaux emplois mais générer un sens renouvelé d’un but à atteindre. »

Pour un revenu universel basique

Mark Zuckerberg évoque trois pistes pour parvenir à ce dépassement : « En façonnant ensemble de grands projets significatifs, en redéfinissant l’égalité afin que chacun ait la liberté de poursuivre son but et de créer une communauté à travers le monde. »

Mark Zuckerberg est conscient des divisions dans son propre pays, au regard des voyages qu’il effectue depuis le début de l’année dans divers Etats pour palper l’opinion publique après la victoire de Donald Trump dans la course à la Maison Blanche.

Il sait que la mise à disposition d’outils communautaires symboles de l’ouverture (Facebook affiche cette vocation) n’endigue pas la montée de l’isolationnisme, du nationalisme et de l’autoritarisme. « C’est le combat de notre temps. Ce n’est pas une bataille de nations, c’est une bataille d’idées. »

Le co-fondateur de Facebook le reconnaît : « Aujourd’hui, nous avons un niveau d’inégalité de richesse, qui affecte chaque personne  » fait mal à tous. « Lorsque vous n’avez pas la liberté de prendre en main votre idée et de la transformer en une entreprise historique, nous perdons tous. »

Il poursuit : « Nous devrions avoir une société qui ne mesure pas le progrès par des indicateurs économiques comme le Produit Intérieur Brut mais par la manière d’évaluer ceux qui, parmi nous, jouent un rôle que nous estimons significatif. »

« Nous devrions explorer des idées comme le revenu universel basique pour permettre aux gens de disposer d’un volant [financier] pour essayer de nouvelles choses ». D’autres influenceurs comme Elon Musk (Tesla, SpaceX…) en acceptent le principe.

A travers la fondation Chan Zuckerberg Initiative qu’il a cofondée avec son épouse (rencontrée d’ailleurs dans ses années Harvard), le co-fondateur de Facebook fait la promotion de l’égalité des chances. Il est présenté par le magazine Forbes comme la cinquième plus grande fortune dans le monde en pesant 63,3 milliards de dollars.

Son allocution globale est disponible sur la page Facebook de Mark Zuckerberg.


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