Massacre de LittleTon : Eidos épargné

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Le juge du tribunal du Colorado a acquitté Eidos, l’un des vingt-cinq éditeurs de jeux vidéo accusés pour leur influence dans le massacre de Littleton au cours duquel deux adolescent avaient tué treize personnes en 1999. L’éditeur de Final Fantasy échappe ainsi à une amende de 5 milliards de dollars.

Les jeux vidéo sont-ils à l’origine des violences commises par les adolescents ? Cette question récurrente (le rock, le cinéma, la télévision, Internet aujourd’hui, servent régulièrement de boucs émissaires pour tenter d’expliquer les comportements violents des enfants) est d’une certaine manière au centre des débats qui agitent le procès d’intention fait aux éditeurs de jeux américains suite au massacre de Littleton dans le Colorado. Pour mémoire, le 20 avril 1999, Eric Harris et Dylan Klebold, deux adolescents de 17 et 18 ans, abattent treize personnes à coups de fusil dans leur établissement scolaire de Columbine High School, avant de se donner la mort à leur tour. L’enquête révèlera que les auteurs du massacre étaient des adeptes des jeux vidéo. Information dont ont profité les familles des victimes pour porter plainte contre vingt-cinq éditeurs de jeux vidéo, dont Eidos pour Final Fantasy VII.

La semaine dernière, le juge Lewis Babcock, de la cour du Colorado, a lavé Eidos de tout soupçon. Pour la simple raison que, si l’épisode VII de Final Fantasy est déconseillé en France aux moins de 12 ans, il ne contient aucune arme à feu et, à ce titre, n’a donc pu influencer les deux adolescents. Ce qui n’est pas le cas de Doom, édité par ID Software, dont le principe est, grosso modo, de tirer sur tout ce qui bouge. Et des vingt-quatre autres éditeurs de jeux (dont Sony, Nintendo, Sega, Activision, etc.) qui risquent d’avoir à payer 5 milliards de dollars de dédommagements aux familles des victimes… Lesquelles ont trouvé plus simple de soulager leur douleur en réclamant de l’argent plutôt qu’en exigeant l’interdiction de la vente libre des armes à feu aux Etats-Unis.


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