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Médias : Mediapart fait du WikiLeaks, Slate fait du Wikipedia

Les deux sites médias ont présenté leurs nouveautés éditoriales pour l’année 2011 alors que leurs modèles économiques respectifs doivent encore montrer leur pertinence.

Atlantico, Slate, Mediapart, Rue89, Owni…Les médias généralistes en ligne français affinent leurs positionnements Pas évident de se distinguer dans l’offre (sur)abondante de contenus en lignes.

Après le récent lancement d’Atlantico.fr qui compte sortir de la « pensée pré-fabriquée », Mediapart et Slate ont présenté leurs nouveautés chacun de leur côté. Tout en gardant un oeil sur les modèles économiques qui restent à valider.


Pour Médiapart (presque  trois ans d’existence) sous la houlette d’Edwy Plenel, l’enquête journalistique reste au coeur du projet éditorial.

Elle est même renforcée avec le lancement de FrenchLeaks (difficile de nier l’inspiration de WikiLeaks mais sans lien formel avec l’organisation de Julian Assange).

La rédaction s’engage à publier les documents (enregistrements, rapports, enquêtes…) sur lesquels les journalistes ont réalisé leurs investigations. Une manière de renforcer les liens avec le lectorat.

Les documents placées sur FrenchLeaks pourront être téléchargés gratuitement et l’anonymat des sources sera conservé.

Les documents, en accès gratuit, sont accompagnés d’un lien renvoyant sur le site de Mediapart vers les enquêtes en accès payant.

C’est le coeur du modèle de Mediapart qui ne veut pas dépendre des ressources publicitaires.

Dans un édito, Edwy Plenel évoque « la réussite économique du pari éditorial » de Mediapart.

Le média alternatif revendique une base de 48 000 abonnés payants. « Plus que Le Monde Interactif » (37 000 abonnements Internet, hors couplage papier-Internet).

La société, qui dispose d’une équipe de 25 journalistes, serait à l’équilibre financier depuis septembre 2010 et le seuil de la rentabilité devrait être atteint cette année.

De son côté, Slate.fr, la déclinaison française du modèle américain Slate.com fondée en février 2009 par quatre journalistes (Jean-Marie Colombani, Eric Le Boucher, Eric Leser, Johan Hufnagel) et Jacques Attali, inaugure WikiPol, « la première encyclopédie collaborative en ligne des femmes et des hommes qui comptent dans le paysage politique français et qui feront les élections de 2012″.

Le réseau média élargit son horizon avec SlateAfrique.com (« premier magazine en ligne consacré à l’actualité du continent africain », en langue française).

En attendant une version de Slate en Italie (d’ici fin 2011) puis en Espagne.

Le média en ligne, qui revendique deux millions de visiteurs uniques par mois, compte sur le développement de l’audience pour générer des revenus publicitaires.

Un accord de régie publicitaire vient d’être noué avec Deezer Media pour la partie display (bannières).

Slate a réalisé un chiffre d’affaires de 800 000 euros de chiffre d’affaires en 2010 mais, selon Les Echos, ses charges d’exploitations s’élèvent à 1,6 million d’euros de charges.

Le média précise que tous les contributeurs (5  journalistes, 150 contributeurs et une dizaine de blogueurs) sont « tous rémunérés ».

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Derniers commentaires




2 Responses to Médias : Mediapart fait du WikiLeaks, Slate fait du Wikipedia

  • Le 13 mars 2011 à 0:14 par Peter Potrowl

    WikiPol est « un Wiki dédié aux débats sur les problèmes politiques, économiques et sociaux français ». Le rapport avec Wikipédia est bien faible…

  • Le 24 mai 2011 à 14:42 par Luc L

    Après une petite enquête, il apparait que le site http://www.wikipol.fr est en effet bien un site dédié au débat politique.

    Le site assume son positionnement qui est de privilégier les points de vue subjectifs (POV). Il n’a rien d’une encyclopédie et ne prétend en rien à une quelconque objectivité (ni à une quelconque respectabilité). Fondé sur ces principes en 2006, le site est maintenu par l’association du même nom. Le site est post-modéré mais ouvert à toutes les opinions. Le contenu peut être librement reproduit à condition de citer la source sur le principe du « copyleft » de wikipédia.

    Le nom de Wikipol a été repris, sans doute par inadvertance au mépris du droit de la propriété intellectuelle par Slate (à moins d’un accord secret..). Cet autre site a pour but de fournir une encyclopédie des personnalités politiques. Il prétend à l’objectivité mais sélectionne les heureux élus et modère les contributions qui sont, semble-t-il, essentiellement écrites par journalistes stagiaires de l’école de journalisme de Sciences-Po (sans doute payés au lance-pierre ou pas payés du tout…).

    Deux idées différentes pour un même nom donc…

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