Mémoire : un rapprochement est pressenti entre Toshiba et Elpida

Mobilité

Le Japon semble consolider ses forces dans le domaine de la high-tech et de la mémoire. S’inscrivant dans cette tendance, le rapprochement entre le spécialiste de la DRAM Elpida et Toshiba est pressenti.

Elpida est né du regroupement des activités DRAM des sociétés japonaises Hitachi et NEC. Et la société serait en pourparlers avec Toshiba. Les spéculations vont bon train sur un rapprochement qui ferait sens à plus d’un titre.

Digitimes évoque même une fusion entre les deux groupes. Mais Toshiba s’est empressé de démentir toute éventualité de fusion des deux entreprises. Un démenti qui reste laconique et peut laisser penser qu’un rapprochement est tout de même possible d’une manière ou d’une autre.

Le gouvernement japonais pourrait même orchestrer cette union entre ces deux spécialistes de la mémoire (mémoire Flash pour Toshiba et DRAM pour Elpida).

On gardera d’ailleurs en mémoire que les unions ou autres consortiums sont devenus monnaie courante au Japon depuis quelques mois. De surcroît, Elpida est le dernier acteur nippon dans le secteur de la DRAM.

Ainsi, Japan Display regroupe Hitachi, Sony et Toshiba et a pour vocation d’unir leurs forces dans la fabrication de dalles LCD de petite et moyenne tailles.

Plus récente encore, on pense à la co-entreprise annoncée par l’opérateur historique japonais. NTT DoCoMo sera ainsi à la tête d’une nouvelle entité regroupant plusieurs géants japonais de la high-tech, plus Samsung, afin de développer des SoC intégrant des modems Radio avec 4G LTE (puis LTE Advanced).

Le tsunami qui a frappé le Japon en mars 2011 et qui a fragilisé certaines sociétés japonaises s’est peut-être traduit par cette volonté d’unions. Minimiser les risques est hautement stratégique et les synergies visent également à combler les lacunes des uns et des autres.

Ainsi, Elpida est en proie à des difficultés financières (avec des dettes substantielles) et aurait besoin d’un tiers pour l’aider financièrement. Récemment, le groupe aurait d’ailleurs été en discussions avec le taïwanais Nanya Technology dans le cadre de la création d’une co-entreprise.

Quant à Toshiba, la DRAM d’Elpida pourrait être intégrée sur la carte mère où se trouve déjà le micro-contrôleur de SSD à mémoire Flash ou directement intégré dans cette puce.

Cette mémoire joue ainsi le rôle de la cache qu’on trouve sur les disques durs classiques. La société japonaise a arrêté son activité mémoire volatile il y a une dizaine d’années.

A contrario, outre l’aspect financier, Toshiba apporterait alors son savoir-faire en termes de densité d’intégration mise en œuvre dans ses mémoires flash pour augmenter celle des DRAM d’Elpida.


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