Microsoft améliore OneDrive sur fond de protestation

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Tandis que Microsoft assouplit la gestion des fichiers et dossiers partagés avec OneDrive, la grogne des utilisateurs monte après la disparition des « placeholders ».

Synchronisation en local des dossiers partagés et extension des capacités de recherche de contenu, notifications par e-mail et sur mobile lors de la modification de documents par d’autres utilisateurs : OneDrive fait le plein de nouvelles fonctionnalités.

Tout le monde n’en profitera pas, néanmoins. Illustration avec la synchronisation en local des dossiers partagés : disponible sur Mac et sur l’application mobile OneDrive (Android, iOS, Windows Phone), elle l’est aussi sur Windows 7 et Windows 10… mais pas sur Windows 8/8.1.

Microsoft se contente d’inviter les utilisateurs à basculer vers Windows 10, tout en précisant que les éléments synchronisés n’occuperont d’espace que sur le compte OneDrive de la personne qui les a partagés.

Concernant les indicateurs destinés à signaler lorsqu’un collaborateur prend la main sur l’édition d’un fichier, ils se présenteront sous deux formes. Soit une notification sur l’application mobile (ou sur Apple Watch), soit un résumé quotidien des modifications envoyé par e-mail. Un historique sera accessible en parallèle pour restaurer d’anciennes versions des documents concernés.

Enfin, les outils de recherche ajoutés ces derniers mois (notamment pour les PDF, via les mots contenus dans les documents) s’étendent eux aussi aux dossiers partagés. Ces derniers héritent, comme le rappelle Microsoft, des permissions associées aux répertoires vers lesquels ils sont copiés ou déplacés. Un paramètre à surveiller en édition collaborative.

En toile de fond, la grogne des utilisateurs monte sur le cas des « placeholders ».

Ces « avatars » comparables à des raccourcis Windows ou aux alias d’OS X ne contiennent que les métadonnées et les vignettes associées aux fichiers stockés dans OneDrive. Ils permettent d’en avoir un aperçu directement dans l’explorateur (le Finder sur Mac) et de les manipuler sans forcément avoir à les télécharger au préalable.

Utiles pour éviter la saturation de mémoire sur les terminaux disposant d’une capacité de stockage limitée comme les smartphones et les tablettes, les « placeholders » ont disparu avec Windows 10. Microsoft ne les a pas reconduits, estimant d’une part qu’ils entraînaient une confusion chez les utilisateurs et de l’autre, qu’ils avaient tendance à perturber le fonctionnement de certaines applications, incapables de lancer le téléchargement de fichiers à partir de leur « avatar ».

Pour remettre en place cette fonctionnalité, on peut suivre les guides disponibles en ligne tel celui, en 6 étapes, de WinBeta.

Crédit photo : phipatbig – Shutterstock.com


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