Microsoft décline l’invitation de la CE

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Microsoft ne se déplacera pas pour les enquêteurs européens qui proposaient une audience les 20 et 21 décembre prochains dans le cadre de l’enquête sur la position dominante de l’éditeur à travers son système d’exploitation Windows 2000. Comme aux Etats-Unis, la société de Bill Gates n’en recherche pas moins un règlement à l’amiable.

“Microsoft Corp. collaborera pleinement avec la Commission européenne dans son enquête sur Windows 2000”, écrivait le service de presse de Microsoft dans un communiqué daté, il est vrai, de février 2000. Il faut croire que, depuis cette date, le géant de Redmond a changé d’avis. Le père de Windows a annoncé hier, mardi 27 novembre, son refus de se présenter les 20 et 21 décembre prochain devant l’exécutif européen comme il avait été prévu. “Nous avons demandé le retrait de la requête [d’audience], a confirmé John Frank, le conseiller juridique de Microsoft, à l’AFP.

Fin de l’enquête prévue en 2002

Ce refus n’a rien d’illégal, comme le confirme Amelia Torres, porte-parole de la Commission sur ce dossier. L’absence de Microsoft n’empêchera pas la poursuite de l’enquête qui devrait trouver une conclusion en 2002. L’éditeur de Windows justifie paradoxalement son refus de participer à l’audience par sa volonté de trouver un accord à l’amiable avec Bruxelles, comme il est en train de le faire aux Etats-Unis.

Rappelons que la Commission européenne a lancé une enquête pour déterminer si Microsoft a enfreint la loi sur l’abus de position dominante en favorisant le fonctionnement de ses logiciels, notamment ses applications serveurs et Media Player, avec son système d’exploitation Windows 2000 au détriment des produits concurrents dont ceux de Sun, qui avait porté plainte pour concurrence illégale. Les enquêteurs poursuivront leurs travaux en s’appuyant sur les réponses écrites fournies à la mi-novembre par Microsoft. Ces réponses, “détaillées” selon le porte-parole de la Commission, pourraient servir de “prélude à des discussions” qui pourraient mettre un terme à la procédure. Encore faudrait-il que Microsoft accepte de s’asseoir à la table des discussions.


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