Microsoft et N-trig : une relation bientôt fusionnelle ?

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Microsoft aurait déboursé 200 millions de dollars pour absorber N-trig, entreprise israélienne à l’origine du stylet livré avec les tablettes Surface Pro 3.

Au moins 200 millions de dollars. C’est la somme que Microsoft aurait déboursée pour acquérir N-trig.

Le premier éditeur mondial entretenait déjà des relations stratégiques avec cette entreprise israélienne à l’origine du stylet livré avec les tablettes Surface Pro 3. Il absorberait d’ailleurs l’intégralité de ses effectifs – soit environ 200 collaborateurs – tout en reconvertissant ses bureaux de Tel-Aviv en pôle R&D, selon la presse sur place.

Fondé en 1999, N-trig dispose de bureaux à Austin (Texas) et à San José (Californie) pour assurer le support de ses produits conçus et fabriqués entre Taipei, Tokyo et Shanghai.

En façade, son offre se compose de deux stylets à technologie active prenant en charge 1024 niveaux de pression avec une précision revendiquée de l’ordre de 0,25 mm. Des modèles commercialisés sur Amazon, à partir de 39 dollars pour le DS-PEN2095 alimenté par des piles AAA (la version DS-PEN2055, plus petite et plus légère, embarque une batterie rechargeable).

En coulisse, N-trig fournit aux OEM une puce propulsée par la technologie DuoSense. Sa particularité : elle combine, sur un même support, deux contrôleurs prenant respectivement en charge les doigts et le stylet pour le contrôle tactile. Ce qui permet aux constructeurs d’éliminer une couche de capteurs et ainsi de rendre leurs produits plus légers.

Le concept a séduit Acer, Asus, Dell, Fujitsu, HTC, Intel, Lenovo ou encore Sony. D’autant plus que N-trig propose aussi une solution logicielle capable d’activer le support du stylet sur certaines tablettes qui n’en disposent pas, mais qui sont compatibles au niveau matériel.

Le business s’était accéléré en 2013 avec l’arrivée, au poste de CEO, du dénommé Dan Inbar. Diplômé en France à l’Institut européen d’administration des affaires (INSEAD), cet ancien de SanDisk épaule le président Ilan Geller, ancien responsable d’un département R&D travaillant en collaboration avec le ministère israélien de la Défense.

Couvertes par “plusieurs dizaines de brevets”, les technologies de N-trig lui ont retenu l’attention des investisseurs, qui y ont injecté 160 millions de dollars (source CrunchBase). Microsoft est actionnaire historique aux côtés de fonds d’investissement pour la plupart d’origine israélienne comme Canaan Partners et Evergreen Venture Partners.

N-trig s’est associé à de grands éditeurs pour maximiser la compatibilité de ses stylets avec les principales applications du marché (Photoshop, CorelDraw, Office…). Une démarche qui rappelle celle de Toshiba. L’industriel nippon a développé des solutions optimisées pour un usage avec le stylet Wacom qui accompagne la plupart de ses PC et tablettes hybrides présentés au CES 2015.

Crédit photo : Pieter Beens – Shutterstock.com


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