Mitnick: le pirate toujours interdit de clavier

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Qu’il est complexe d’être une icône. Kevin Mitnick en fait actuellement la cruelle expérience dans sa quête de réhabilitation sociale. En effet, la justice l’empêche de reprendre un emploi de critique dans un journal traitant de micro informatique.

Quel avenir pour Kevin Mitnick. Cinq mois après sa sortie de prison (voir édition du 21 janvier 2000), l’ex-pirate le plus célèbre du monde a bien du mal à se trouver une voie. En effet, même si les propositions de travail abondent, la restriction qui lui a été imposée par la justice américaine sur l’utilisation de matériel informatique pour les trois prochaines années l’empêche de commencer une nouvelle aventure professionnelle. Dernière mésaventure en date, une proposition d’un journal américain spécialisé dans l’informatique pour critiquer la presse spécialisée.

L’officier de probation de Kevin Mitnick lui a fortement déconseillé ce travail mais l’ex-prisonnier ne l’entend pas de cette oreille. Il est donc retourné hier devant une cour de justice afin de faire valoir ses droits au travail. En substance le juge qui a suivie cette affaire accorde à Kevin les mêmes droits au travail que n’importe quel autre citoyen sauf en ce qui concerne le matériel informatique. Il lui est toujours interdit de poser ses doigts sur un clavier d’ordinateur ! En l’espèce, la seule solution pour Kevin Mitnick serait de taper ses textes sur une machine à écrire mécanique. Sinon il pourra toujours se rabattre sur la radio, où une station locale lui a proposé une émission. Mais, là aussi, la justice est perplexe. En effet, pour bien faire, il faudrait que l’ancien pirate trouve un emploi loin de la sphère informatique, là où ses compétences pointues en matière de piratage ne pourraient pas être exploitées du tout.


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