Mobilité : Kik se rêve en MSN pour smartphones et tueur du SMS

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Avec son application mobile “Kik”, une jeune pousse canadienne rêve de bousculer les géants du Web sur le marché de la messagerie instantanée. Elle vient de lever des fonds pour assurer son développement.

Au début des années 2000, le service de messagerie instantanée MSN (Microsoft) a connu un succès fulgurant sur les postes de travail. Aujourd’hui, à l’heure de l’Internet mobile, c’est une jeune pousse canadienne qui rêve du même succès.

Kik a été mis en ligne le 19 octobre 2010. Quinze jours seulement après son lancement, l’application disponible sur trois plates-formes (iPhone, Android et Windows Phone 7) atteignait le million d’utilisateurs.

Un succès fulgurant qui a inquiété RIM, fabricant des smartphones BlackBerry, au point de bloquer l’arrivée de Kik sur son système. Si les raisons officielles invoquaient des “problèmes” et une infraction aux obligations contractuelles, il est utile de préciser que le “BB” dispose de sa propre application de messagerie instantanée.

Mais ces tracas appartiennent au passé et Kik volent de ses propres ailes. L’éditeur a même annoncé qu’il avait bouclé un tour de table d’un montant de 8 millions de dollars auprès de trois fonds (RRE Ventures, Spark Capital et Union Square Ventures).

3,4 millions d’utilisateurs

Actuellement, le service mobile de messagerie instantanée compte 3,4 millions d’utilisateurs. Avec l’avènement de l’internet mobile “illimité”, nul doute que bon nombre de clients ne bénéficiant pas d’une option “SMS illimités” trouveront en cet outil un précieux moyen de réduire le coût de leur facture.

Pour séduire de plus en plus d’utilisateurs et accroître sa position dans un marché très concurrentiel qui voit des géants comme Facebook acquérir des jeunes pousses comme Beluga, Kik a mis à jour son application qui permet désormais de discuter avec un groupe de 10 contacts. Il est également possible de partager des photos.

Reste à savoir si cela suffira pour continuer de faire grossir la base d’utilisateurs face à d’autres services de messagerie instantanée dont GTalk, embarqué par défaut au sein de l’OS Android.


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