Montée en débit : l’ARCEP recadre Free sur la fibre et le VDSL2

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L’ARCEP dénonce ‘le caractère partiel et parfois inexact’ des annonces du groupe Iliad-Free autour de la fibre optique à 1 Gbit/s et du VDSL2 à 100 Mbit/s.

La communication d’Iliad-Free sur le VDSL2 à 100 Mbit/s et la fibre optique à 1 Gbit/s déplaît à l’ARCEP, qui en dénonce ‘le caractère partiel et parfois inexact’.

Le régulateur des télécoms estime que ces performances ‘purement théoriques […] sont de nature à induire en erreur les utilisateurs sur le service que va leur apporter leur FAI‘.

Dans un communiqué (PDF) diffusé ce 1er octobre, le groupe de Xavier Niel avait fanfaronné sur la vitesse et les tarifs de sa prochaine offre très haut débit, annonçant une ‘révolution’ en la matière.

Il était notamment question d’un engagement sur le réseau optique à 1 Gbit/s (200 Mbit/s en émission) pour tous les abonnés Freebox Révolution raccordés à la fibre, ainsi que pour les nouveaux clients éligibles.

Free évoquait ‘le débit le plus rapide en Europe, sans changer de prix [37,97 euros TTC par mois, ndlr]” et sans équipement supplémentaire.

Son réseau s’appuie sur une technologie particulière :  le ‘point à point’, associé au déploiement de la fibre à domicile (FTTH, pour ‘Fiber To The Home’) et qui ‘permet d’offrir des débits dédiés à chaque abonné‘.

C’est un élément différenciant face aux autres opérateurs, qui exploitent le système Gpon, basé sur des points de raccordement multiplexes.

En pleine agitation dans le dossier du haut débit, l’annonce avait fait son effet : à quelques heures d’intervalle, SFR prenait le pli, s’engageant également sur la piste du gigabit par seconde après avoir initié des expérimentations en ce sens au mois de juin, auprès d’un échantillon restreint d’abonnés.

A défaut de disposer du pouvoir de sanction (elle en a été privée le 5 juillet dernier par le Conseil d’État), l’ARCEP manie le verbe avec verve, dénonçant une publicité mensongère ou trompeuse.

S’agissant de la fibre ‘dédiée’ à 1 Gbit/s, l’autorité estime que ‘le service offert aux utilisateurs est tributaire non seulement du dimensionnement du réseau […], mais aussi de l’ensemble de l’infrastructure (collecte, interconnexion…)‘.

Référence est notamment faite aux soucis de liaison réseau entre Free et YouTube, avec ces goulets d’étranglements perçus par les Freenautes lorsqu’ils consultent, aux heures de pointe, la plate-forme vidéo.

Une enquête administrative relative aux conditions techniques et financières de l’acheminement du trafic avait été menée au printemps, à l’appel de l’UFC – Que Choisir en septembre 2012. ‘Rien d’anormal’ n’avait alors été constaté…

L’autre reproche porte sur le VDSL2 ‘à 100 Mbit/s’ proposé – dans les zones éligibles – au même prix que l’ADSL.

L’ARCEP regrette que l’opérateur communique sur ‘des résultats obtenus en laboratoire’ et non durant la phase de tests conduite au cours de l’été dans les départements de Dordogne et Gironde.

Rappelons qu’au 30 juin 2013, Free compte 5,5 millions d’abonnés à ses offres fixes et 6,8 millions de clients mobiles.

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Crédit photo : Aaron Amat – Shutterstock.com


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