Moovit rallie Keolis et le Groupe Arnault à son 3e tour de table

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La start-up d’origine israélienne, qui exploite une application mobile d’informations locales sur les transports en commun, a levé 50 millions de dollars.

Gagner de nouveaux marchés avec son application mobile d’informations locales sur les transports en commun : c’est le principal objectif de Moovit après son troisième tour de table.

La start-up d’origine israélienne – et implantée à San Francisco depuis l’automne dernier – a obtenu une enveloppe de 50 millions de dollars auprès d’une brochette d’investisseurs privés, dont Nokia Growth Partners et BMW i Ventures. BRM Capital et Gemini Israel Ventures, qui avaient contribué aux deux premiers tours de table (3,5 millions de dollars en 2013, puis 28 millions en 2014) ont remis au pot. Même constat pour le fonds californien Sequoia Capital, qui n’avait toutefois participé qu’à la deuxième vague de financement.

Outre l’homme d’affaires Bernard Arnault, qui s’implique à travers sa holding, Keolis rejoint également le cercle des investisseurs. L’opérateur de transport public détenu à 70 % par la SNCF exploitait déjà l’offre de Moovit dans la ville de Bordeaux. Il la proposera désormais aux autorités organisatrices de transports qui sont ses clientes. Après accord de ces autorités, Moovit et Keolis échangeront leurs données de transport afin d’enrichir l’application et en assureront, ensemble, la promotion locale.

La réalisation de cet objectif dépendra de la capacité de Moovit à développer sa communauté d’utilisateurs… et à exploiter les données que ces derniers fournissent en temps réel pour compléter l’information renseignée par les opérateurs de transports. Ce concept de mobilité participative et collaborative est en effet au coeur de la proposition de valeur délivrée par Moovit. Il n’est pas sans rappeler le principe de Waze, application de navigation GPS acquise en 2013 par Google pour 966 millions de dollars.

Moovit approfondit cette dimension en y associant un planificateur de trajets avec comparatif d’itinéraires et un système d’alertes pour chaque ligne de transport en commun. Le tout dans 62 villes des Etats-Unis et plus de 400 dans le monde, dont 9 en France : Paris, Marseille, Bordeaux, Rennes, Nantes, Toulouse, Strasbourg, Nancy et Angers.

Fondée en 2012, Moovit compte une soixantaine d’employés, parmi lesquels un ancien de Google Maps. La jeune pousse recherche actuellement trois profils de développeurs seniors spécialisés Python, WPF et Java. A sa tête, on retrouve le dénommé Nir Erez. Ce serial-entrepreneur est notamment à l’origine d’Eyron, un réseau d’investisseurs dédié au financement des projets innovants en phase d’amorçage.

Disponible sur Android, iOS et Windows Phone, réunit aujourd’hui – selon ses dirigeants – 15 millions d’utilisateurs, soit deux fois plus qu’il y a six mois. Une pépite pour Nokia. Après la revente de ses activités de fabrication de terminaux mobiles à Microsoft, le groupe finlandais se concentre sur les équipements télécoms… et la cartographie numérique, avec l’écosystème HERE.

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