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Moteur : finalement, le projet Quaero sort du placard

Ce programme R&D de recherche multimédia, soutenu par un consortium high-tech franco-allemand, reçoit une subvention de l'UE de 99 millions d'euros.

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Est-ce vraiment le départ du projet Quaero du nom d’un programme R&D lié à la recherche multimédia (”Le Google européen”, avait-on osé proclamer un peu trop rapidement) et développé par un consortium d’acteurs high-tech à mi-chemin entre la France et l’Allemagne ?

Le 11 mars, la Commission européenne a approuvé son financement public. L’aide, décidée par l’ex-Agence de l’innovation industrielle et d’un montant de 99 millions d’euros, sera gérée par OSEO, l’agence nationale dédiée à l’innovation en entreprise. “Une somme équivalente sera apportée par les membres du consortium, ce qui conduira à un investissement total d’environ 200 millions d’euros dans des projets de recherche innovants”, précise le communiqué de presse.

Cette décision panaeuropéenne permet de relancer ce programme R&D centré sur l’usage de contenus numériques vraiment multimédias (textes, paroles, images, musique, vidéos) et comprend différents angles comme l’extraction automatique d’informations, son analyse, sa classification…en vue d’une exploitation grand public ou professionnelle.

Cinq pistes d’exploration ont été dessinées au nom de Quaero : recherche multimédias sur Internet, enrichissement des services d’accès aux contenus audiovisuels sur les portails, sélection et diffusion personnalisées de vidéos, gestion de ressources audiovisuelles professionnelles, numérisation et enrichissement des contenus des bibliothèques, du patrimoine audiovisuel et de l’édition scientifique.

Une quinzaine d’acteurs dans la boucle

Signe concret d’un partenariat TIC franco-allemand ? Sous la coordination de Thomson, le consortium Quaero se compose d’acteurs high-tech issus des deux pays en provenance du secteur public ou privé (voir tableau ci-dessous).

On peut dire que le projet Quaero revient de loin. On le croyait enterré compte tenu de l’intérêt de la Commission européenne vis-à-vis d’un autre projet de moteur sur Internet : Theseus, soutenu par Berlin. En juillet 2007, ce projet avait bénéficié d’une subvention européenne de 120 millions d’euros.

De plus, Quaero avait été initialement soutenu par l’Agence française de l’Innovation Industrielle, une structure de soutien de financement de la R&D créée en 2006 qui a été fondue au sein d’OSEO depuis le 1er janvier 2008.Quaero : qui développe le projet ?

Acteurs TIC du secteur privé Thomson, France Télécom, Jouve, Bertin, Exalead, LTU, Synapse, Vecsys
Institut de recherches CNRS (INIST, LIMSI, IMMI), INRIA, Institut Telecom, IRCAM, l’IRIT, LIPN, MIG-INRA, Université
Joseph Fourier, Université de Karlsruhe, Université RWTH d’Aix-la-Chapelle
Organismes publics BnF, DGA, Ina, LNE

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2 commentaires

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  1. Quel intéret de partir à la poursuite d’un google bien implanté ? Où est l’innovation là-dedans ?

    Quand on voit que les millions de Microsoft sont insuffisants, on se demande à quoi tout cela va servir, mis à part faire plaisir aux copains chasseurs de subventions.

    Pitoyable.

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  1. Pitoyables subventions UE

    Effectivement pitoyable quand on pense qu’aux US tout ceci s’est fait par le biais de l’initiative privée, initiative que l’on a laissé grandir sans “l’emmerder” en permanence par un contexte administratif, fiscal, financier d’un autre âge.

    “Petit” patron de PME de DEV qui existe depuis 20 ans et fait depuis 20 ans une croissance raisonnable, nous stagnons aujourd’hui pour cause de couts sociaux affolants, pour cause d’une initiative que l’on ne peut plus rémunérer sans qu’elle soit immédiatement taxée pour subventionner les innombrables gouffres financiers créés par les “copains” de la politique et de l’énarchie française. Que dire du crédit d’impôt recherche dont parle M. SARKOZY avec des larmes aux yeux et que je n’utilise même plus tant le risque de requalifications fiscales est grand, tant le règlement de ce crédit par l’Etat est à mourir de rire (versement du CIR 2001 en 2008 !!! Pour une couverture de 20 kE d’une R&D interne de 1 ME, alors que nos concurrents US ou Québécois sont épaulé à quasi 100% de CIR)… Constats épuisant et démotivant qui donnent vraiment envie de refaire sa vie aux US à 50 ans … Chasseur de primes UE dans les TIC est un métier qui va peut être remplacer chasseur de prime dans la PAC ?

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