Musique en ligne : les majors de nouveau soupçonnées d’entente sur les prix

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La justice américaine a décidé de réactiver une plainte contre les six principales maisons de disques aux Etats-Unis. Celles-ci pourraient avoir initié une entente illicite sur les prix de la musique en ligne.

Les plus importantes maisons de disques internationales se retrouvent au cœur d’une nouvelle affaire d’entente sur les prix de la musique en ligne aux Etats-Unis.

Une cour fédérale de Manhattan (New York) vient de relancer de nouvelles poursuites contre six majors du disque sur le territoire américain, à savoir Vivendi Universal Music, Warner Music, Sony Music, EMI, Bertelsmann et BM.

Après le classement sans suite, en octobre 2008, d’une première affaire concernant une entente sur les prix dans le domaine de la vente de musique sur Internet par un tribunal new-yorkais, la cour fédérale de Manhattan a décidé de reprendre ce dossier délicat en mains.

Celle-ci a estimé que cette plainte, initiée sous forme de multiples procédures par plusieurs internautes depuis 2005 dans plusieurs Etats américains, était toujours recevable.

Les six majors incriminées, qui s’accaparent 80% du marché de la musique en ligne, devront s’expliquer sur une possible entente sur les prix des morceaux et albums de leurs artistes commercialisés sur le Web, et donc sur l’instauration d’une politique sciemment anti-concurrentielle dans ce secteur.

Ces maisons de disques sont ainsi soupçonnées de s’être concertées et entendues pour fixer le prix d’un titre de musique vendu en ligne à 70 cents.

En fixant ce prix, les internautes plaignants estiment que ces majors ont tout fait pour brider le téléchargement légal et empêcher ainsi les plates-formes de musique de ligne de proposer à leurs clients des tarifs intéressants.

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