Musique numérique : Qobuz rencontre des difficultés de financement

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En France, la plateforme musicale Qobuz (streaming et téléchargement) a enclenché une procédure de sauvegarde. Elle a du mal à trouver des investisseurs.

Le service de musique en ligne français Qobuz a initié une procédure de sauvegarde, en raison des difficultés à trouver des relais de financement.

Selon Electronlibre.info, la démarche a été réalisée dans ce sens auprès d’un tribunal de commerce le 19 août.

“Nous avons été obligés de nous mettre en procédure de sauvegarde car nous avons un problème classique de financement dans le cadre du troisième tour de table”, explique Yves Riesel, Président et fondateur de Qobuz, cité par Les Echos.

La société, qui emploie une cinquantaine de collaborateurs et qui escompte un chiffre d’affaires de 9 millions d’euros à la fin de son exercice fiscal (clos à fin septembre), a désormais quatre mois pour trouver une solution qui permettrait d’assurer la continuité du service.

Créé en 2009, Qobuz parie à la fois sur le streaming et le téléchargement de musique avec un son de qualité supérieure. La société revendique une base globale de 25 000 abonnés. Le streaming est proposé dans 8 pays et la volet téléchargement devrait suivre prochainement.

Depuis sa création, Qobuz a levé 10 millions d’euros auprès des fonds français Innovacom et Sigma. Le Figaro indiquait en octobre 2013 que la start-up comptait effectuer un troisième tour de table d’un montant situé entre 20 et 25 millions d’euros pour poursuivre son développement européen.

Au-delà des propres soucis de financement de Qobuz, Yves Riesel a évoqué le thème du partage de la valeur sur le marché de la musique numérique dans une tribune intéressante diffusée dans Les Echos à la fin de l’année dernière. Il parlait déjà de la difficulté d’avancer dans la musique en ligne tout en restant une société indépendante.

“Si, en France, Orange ne donnait pas gratuitement à ses clients des abonnements, dont on a imposé le vil prix aux producteurs, les revenus collectés en France pour ce million d’abonnés Orange seraient bien plus hauts et les concurrents de Deezer pourraient vendre ce qu’Orange donne en distordant la concurrence”, considère Yves Riesel.

Tout en poursuivant un peu plus loin : “L’avenir des abonnements de musique passe par des offres bien mieux segmentées, travaillées en tous sens, intelligemment marketées.”

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