Nano-SIM : Motorola et RIM lâchent un peu de lest face à Apple

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Motorola et RIM cherchent le consensus sur le terrain de la nano-SIM et s’alignent à cet effet sur la conception d’Apple, à quelques éléments près. Un réexamen est prévu d’ici fin mai, sous la houlette de l’ETSI.

En tandem, Motorola et RIM revoient leur conception du format nano-SIM et tentent la conciliation avec Apple.

Témoin ce nouveau prototype retravaillé, essentiellement dans sa forme, pour répondre quasi intégralement aux exigences de la firme de Cupertino (à quelques exceptions près).

La clé du consensus tient peut-être à ce petit cran dû à une taille pratiquée à même la SIM.

L’artifice permet d’insérer la carte sur le principe d’un système de ressort autonome, indépendant de tout tiroir ou loquet.

Même si Apple pourrait réexaminer de plus près cette proposition, la “marque à la pomme” serait tenté de la repousser.

L’issue du contentieux pourrait néanmoins intervenir plus tôt qu’escompté, en l’occurrence le 31 mai, comme le précise TheVerge.com.

Réunis à Osaka (Japon) sous la houlette de l’European Telecommunications Standards Institute (ETSI), organe régulateur en la matière, les acteurs de la téléphonie mobile seront appelés à juger de la validité de cette proposition.

Une première session, tenue le 29 mars dernier à Sophia-Antipolis, a été infructueuse.

Au bout du tunnel, la fin présumée d’un feuilleton dont résulteront, avec un temps de retard, les cartes SIM de quatrième génération, sous la bannière du standard “Fourth Form Factor”, abrévié 4FF.

Jusqu’alors impliqué au plus fort des négociations, Nokia s’affiche cette fois curieusement aux abonnés absents, comme pour mieux entériner le désaccord qui règne encore à l’heure actuelle.

Aux origines de ce contentieux, la méthode de transition de l’actuelle micro-SIM vers son successeur désigné, la nano-SIM.

Le trio Motorola-Nokia-RIM privilégiait une évolution tout en douceur, par le biais d’adaptateurs.

A contrario, Apple, avec l’aval du plus clair des opérateurs télécoms, souhaitait instaurer une rupture technologique moyennant l’implémentation d’un loquet proscrivant toute rétrocompatibilité.

Les acteurs de la téléphonie mobile européenne n’avaient pas tardé à dénoncer un passage en force qui relevait, de leur avis, d’une infraction à la licence FRAND.

Nokia avait pour sa part appuyé ces assertions, évoquant un manoeuvre contraire à la logique d’optimisation de l’espace occupé dans les smartphones, principe même de la nano-SIM.

Le Finlandais avait ajouté qu’une telle entreprise était par ailleurs non conforme à certains termes du standard 4FF tel que défini au préalable, même grossièrement, après consultation des opérateurs et des fabricants OEM.

Pionnier de l’aventure micro-SIM en 2010, Apple avait fait jouer son expérience et s’était assagi jusqu’à promettre d’adopter, si l’ETSI venait à retenir sa proposition, un modèle économique royalty-free.

Soit la garantie d’une concession généralisée de l’ensemble des droits d’exploitation de la technologie, sans contrepartie financière, mais sous une condition : que seule sa conception fasse l’objet d’une certification.

Crédit image : © beermedia – Fotolia.com


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