Nano2012 va se concentrer sur les futures générations de circuits intégrés

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Ce programme R&D, dans lequel STMicroelectronics est impliqué, dispose d’un budget global de 2,3 milliards d’euros sur cinq ans.

Nano2012 est bien sur les rails. Ce programme R&D, qui vise à développer de nouvelles technologies pour la conception et la production des prochaines générations de circuits intégrés, fait l’objet d’une attention particulière de la Commission européenne et des pouvoirs publics français. 

Le 1er avril, un accord-cadre précisant les objectifs du programme et les engagements des contributeurs (pouvoirs publics, CEA-LETI, STMicroelectronics…) a été signé, sous la tutelle du ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi. Christine Lagarde devrait assister à son inauguration officielle “prochainement”.

Nano2012 vise à développer la compétitivité IT du site de Crolles – Grenoble (Isère) dans le domaine des technologies dérivées pour systèmes sur puce.

Montant du budget dédié à ce programme R&D : 2,3 milliards d’euros sur une période de cinq ans. Sachant que les pouvoirs publics devraient apporter la moitié de l’apport. Pour l’instant, l’Etat et les collectivités locales ont prévu d’injecter 457 millions d’euros.

La contribution de STMicroelectronics devrait s’élever à 340 millions d’euros. Même si la période est difficile pour le fabricant franco-italien de semi-conducteurs : victime de la conjoncture économique désastreuse, il a affiché une perte de de 786 millions d’euros en 2008. Il a également dû se résoudre à supprimer 4500 postes dans le monde (sur un effectif global de 45 000 personnes, dont 10 000 en France).

Avec cette initiative, le gouvernement compte replacer un acteur européen dans le trio de tête du classement des fabricants de semi-conducteurs, jusqu’ici dominé par le groupe américain Intel (13,1% de part de marché), le sud-coréen Samsung Electronics (6,8%) et le japonais Toshiba (4%).


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