Nanotechnologies : le gouvernement veut monter une vraie filière française

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Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a présenté le plan Nano-INNOV, doté d’une première enveloppe de 70 millions d’euros.

“Je veux que la France soit à la pointe des nanotechnologies, y compris d’ailleurs dans la recherche sur leur impact sur la santé, qui sera financé dans le cadre du Grenelle de l’environnement”, avait déclaré Nicolas Sarkozy à l’occasion d’un discours de clôture des premières Assises européennes de l’innovation le 9 décembre dernier.

Fidèle à la ligne définie par le Président de la République, Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a présenté le 5 mai le plan Nano-INNOV (ou “Nanotechs”).

Un comité de pilotage de ce plan, composé de trois collèges (nanosciences, nanotechnologies et industriels), a été instauré afin de faciliter le déploiement du plan et sa coordination au niveau nationale. On y trouve des représentants du CNRS et du CEA qui cotoient des personnalités du monde de l’industrie (Thalès, Safran, Arkema, Airbus, Essilor…).

Nicolas Sarkozy s’est engagé sur un budget dédié à la R&D orientée nanotechnologies “qui passerait à 350 millions d’euros en cinq ans”. D’ores et déjà, Valérie Pécresse débloque 70 millions d’euros pour couvrir l’année 2009.

Faciliter le transfert de la R&D publique à l’industrie

Un peu plus de la moitié de la dotation (46 millions d’euros) sera consacrée à  la construction d’un centre d’intégration sur le site de Saclay (Essonne) sous la maîtrise d’ouvrage du CEA. Une enveloppe de 17 millions d’euros sera consacrée à des appels à projets nanotechnologiques, sous la houlette de l’Agence nationale de la recherche (ANR).

Et 7 millions d’euros serviront à des financements complémentaires d’équipements nanotechnologiques dans le cadre du programme RTB (réseau technologique de base), toujours confié à l’Agence nationale de la recherche (ANR).

Le gouvernement affiche son intention de monter une réelle filière nanotechnologique : de la R&D à l’industrie. Ce plan Nano-INNOV inclut d’ailleurs une réflexion sur les moyens de renforcer le transfert de technologies entre la recherche publique et l’industrie française.


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