Napster renaît de ses cendres

Mobilité

Le précurseur des services d’échange de fichiers, racheté par Roxio, devrait refaire son apparition d’ici Noël sous une forme légale et payante.

Napster, le défunt service d’échange en peer-to-peer, devrait connaître une seconde vie d’ici Noël. Fermé en 2001 (voir édition du 5 septembre 2002), Napster va être réorganisé afin de proposer aux utilisateurs un service basé sur un abonnement ou à la carte, selon Roxio. L’éditeur de logiciels, qui avait récemment racheté Napster (voir édition du 26 février 2003) ainsi que le service Pressplay (voir télégramme du 28 novembre 2002), mise sur la renommée de la marque pour attirer les utilisateurs vers son service.

On n’a pas encore de détails sur les tarifs que pratiquera le nouveau Napster pour fournir des morceaux de musique en streaming ou gravés sur CD, mais la société envisage d’associer le service à sa suite logicielle de gravure de CD et DVD. Roxio annonce également qu’il disposera du plus vaste catalogue de musique au monde avec plus de 500 000 titres.

L’échec de Bertelsmann

Ce n’est pas la première tentative de faire de Napster un service légal d’échange de fichiers. L’allemand Bertelsmann (voir édition du 3 novembre 2000) s’y était essayé, sans succès. L’éditeur fait actuellement l’objet d’un procès, portant sur 17 milliards de dollars, intenté par l’industrie du disque américaine pour piratage en ligne. Mais la semaine dernière, la cour de justice allemande a stoppé, du moins provisoirement, la procédure. Elle a indiqué qu’elle ne pouvait pas déterminer si un procès intenté par un groupe d’éditeurs de musique américains de Manhattan violerait les droits constitutionnels de Bertelsmann, selon Reuters.


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