Navigateurs mobiles : Opera fait de la résistance

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L’éditeur norvégien Opera Software, qui refuse de céder du terrain sur le front des navigateurs mobiles, revendique 200 millions d’utilisateurs pour son butineur récemment passé en version 12.

Troisième larron d’une bataille au sommet avec Google Chrome et Mozilla Firefox, le navigateur Web Opera tente de soutenir le rythme de croissance de l’Internet mobile.

Dans ses deux moutures estampillées Mini et Mobile, le navigateur de l’éditeur norvégien Opera Software serait parvenu à se maintenir dans ce peloton de tête, avec au dernier pointage 200 millions d’utilisateurs et une présence sur tous les continents, notamment en Afrique.

Le seul mois de juin se serait soldé par 115 milliards de pages vues, soit une hausse de 55% sur un an, au prix d’une refonte des API, d’une prise en charge expérimentale de l’accélération graphique, de l’intégration poussée du HTML5 et de l’implémentation du Do Not Track.

En outre, Opera a pour lui cette technologie de compression de pages sur un serveur distant, qui permet d’accélérer le chargement et d’optimiser la consommation de données. L’une des raisons de son succès dans les pays où l’Internet mobile reste onéreux.

Il convient toutefois de relativiser ce franchissement du seuil des 200 millions d’utilisateurs pour le replacer dans un contexte d’explosion de l’Internet mobile : ainsi, la communauté des utilisateurs croît en volume, mais diminue en proportion, selon les différents baromètres.

Et cette baisse est sensible : fin mai, StatCounter plaçait Opera en tête du marché des navigateurs mobiles avec 21,9% des parts. Avec 21,42% fin juin, le rapport de force s’inverse vis-à-vis du navigateur d’Android, titulaire de 21,97% des parts.

Safari (Apple) n’est pas loin derrière, en l’occurrence à 20,99%.

Pis, sur le marché global des browsers, le taux d’adoption d’Opera n’atteint pas les 2%, quand les ténors Chrome et Internet Explorer accaparent à eux deux près des deux tiers du trafic.

Mais au-delà du Web traditionnel s’est bel et bien engagée une ruée vers le mobile. Google a accéléré ses développements sur ce front, jusqu’à investir l’iPad.

Dans ce sillage, la fondation Mozilla a concentré ses travaux sur Android et iOS, avec des avancées techniques (prise en compte des gestuelles tactiles complexes, gestion des processeurs multicoeurs, etc.) propices à laisser Opera sur le carreau.

StatCounter baromètre navigateurs mobiles juin 2012


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