« Nec mergitur » : la lutte antiterroriste en un hackathon

Sécurité
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Dans la continuité des attentats, la Ville de Paris organise un hackaton sur le thème de la sécurité pour améliorer la prévention et la gestion des crises.

Ouverture d’une plate-forme d’incubation « Défense & Sécurité », mise en place d’une base de données regroupant des modélisations en 3D des principaux lieux de spectacles et de manifestations sportives… Le numérique est au coeur de la réflexion menée par la Ville de Paris en matière de lutte antiterroriste après les attentats du 13 novembre.

En début de semaine, Anne Hidalgo annonçait 14 mesures destinées à renforcer la sécurité des Parisiens et des visiteurs. Elle avait, à cette occasion, réaffirmé le potentiel et l’importance des nouvelles technologies dans la prévention et la gestion des situations d’urgence.

S’appuyant sur une note de son adjoint à l’urbanisme et au développement économique Jean-Louis Missika, la maire PS avait fixé au mois de janvier 2016 l’organisation d’un hackaton sur le thème de la sécurité.

La note en question – dont Le Monde s’est procuré une copie – suggère entre autres de développer des systèmes numériques qui permettent aux habitants de diffuser plus facilement des alertes aux forces de police. Notamment en utilisant le texte plutôt que la voix, vu la saturation rapide du 17 le soir des attentats.

Jean-François Pillou, fondateur du site Comment ça marche, avait impulsé une dynamique au lendemain des événements. Il avait, sur les réseaux sociaux, soulevé l’idée de « disrupter la lutte contre le terrorisme avec la technologie ».

Le hackathon « Nec mergitur » (en référence à la devise de Paris) s’inscrit dans cet esprit. Il se tiendra à l’école 42, en association avec des start-up locales et des acteurs privés tels que Facebook, Twitter, Google, Amazon, Orange, SFR ou Free.

L’objectif principal sera « d’accompagner l’État et la police dans leur démarche de transformation numérique ». Que ce soit à travers des solutions d’identification de personnes en temps réel, des applications destinées à signaler des incivilités ou encore des outils pour conseiller les familles sur les signes d’une radicalisation idéologique.

En accord avec la préfecture de police et les services de l’État, le créneau du 15 au 17 janvier a été retenu. Un formulaire de préinscription est disponible. Les développeurs sont invités à participer au même titre que les intégrateur, les graphistes, les architectes réseau, les data scientists…

jeffpillou

Crédit photo : Bucchi Francesco – Shutterstock.com


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