Neoware poursuit sa conquête du client léger avec NeoLinux 4

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Outre la nouvelle solution Linux, le spécialiste américain du client léger
Neoware introduit Device Manager, une nouvelle console d’administration.

A l’occasion d’un séminaire organisé le 27 mars 2007 à Paris à l’attention des revendeurs et utilisateurs, Neoware présentera au marché français les nouvelles versions de NeoLinux 4.0 et Device Manager. Neoware est un spécialiste du client léger, notamment sous Linux qui équipe 30% de ses terminaux. Le reste de ses produits embarquent du Windows CE (50%) et du Windows XP Embedded (15 à 20%), selon Laurent Texier, directeur du bureau français de l’entreprise d’origine américaine.

Les avantages des clients légers tiennent dans une plus grande fiabilité qu’un PC classique et une sécurité renforcée. L’absence de pièces mécaniques réduit le risque de panne et offre, selon Neoware, une durée de vie d’une dizaine d’année aux terminaux. La flexibilité, la sécurité (le poste peut être entièrement verrouillé et limité aux seuls besoins des tâches professionnelles) et la simplicité d’administration des clients légers optimiseraient, selon Neoware, jusqu’à 85 % les coûts d’investissement et de maintenance par rapport aux PC traditionnels pour l’entreprise. Les premiers prix démarrent à 189 euros (hors taxe) et jusqu’à 599 euros (configuration avec 1 Go de mémoire Flash).

NeoLinux 4 est la nouvelle distribution Linux entièrement personnalisée pour répondre aux besoins des clients de Neoware en fonction du terminal exploité. Cela peut être un ordinateur de bureau ou un PC portable dépourvu de pièce mécaniques (disques durs, lecteurs optiques, ventilateurs…), souvent équipé de processeurs à faible consommation, d’interface de communication en réseau, Ethernet et/ou Wi-Fi, et de mémoire non volatile Flash. Bref, les briques de base d’un PC pour le monde de l’entreprise. Sans superflu. Les solutions sont intégrées dans des boîtiers métalliques aussi solides que discrets, voire directement dans l’écran (pour le modèle e370) à la manière d’un iMac.

“Le logiciel est là pour optimiser les investissement sur le matériel “, confirme Laurent Texier. D’où la nécessité de développer une distribution Linux entièrement personnalisée. Fusion de NeoLinux 3 et de LBT de Mangrove (éditeur français dirigé par Laurent Texier et racheté par Neoware en 2005), NeoLinux 4 est développé en France par une douzaine d’ingénieurs. Elle s’enrichit des dernières innovations du libre pour répondre aux besoins des clients légers du catalogue du fournisseur.

Une “forte adoption” du client léger dans les entreprises

La nouvelle distribution s’appuie désormais sur le noyau Linux 2.6, le serveur Xorg (en remplacement de Xfree), de la fonction vidéo double écran ou encore d’un système d’analyse des performances. NeoLinux 4 intègre également les dernières versions d’applications phares comme Firefox 2.0 ainsi qu’une interface graphique proche de Windows. Enfin, basés sur les standards ouverts, les clients sous NeoLinux 4 se connectent aux environnement Citrix Presentation Server, Microsoft Terminal Server, VMWare VDI et autres mainframes et applications web.

Neoware Device Manager est l’application d’administration des clients légers. Elle permet notamment d’administrer des milliers de postes à partir de la console de contrôle. Nouveau produit au catalogue de Neoware, Device Manager intègre notamment les fonctionnalités de EZ Remote 3. L’application permet de pousser de nouveaux logiciels vers les clients de manière automatique à l’ouverture des clients, de mettre à jour (par “flashage”) le noyau local (ce qui permet de faire évoluer les configurations) et de paramétrer les parcs de clients légers par groupe de travail ou par poste unique (dans le cas de besoins spécifiques sur un client par exemple). Le tout à distance ce qui évite au responsable informatique d’intervenir localement et de bloquer l’utilisateur lors de l’intervention.

Selon Laurent Texier, on assiste actuellement à “une forte adoption du clients léger dans les entreprises” (pour des parcs de 50 à 50 000 postes). Celles-ci sont séduites par les coûts d’exploitation réduits mais surtout par la fiabilité et la sécurisation des solutions. “Aujourd’hui, les entreprises réfléchissent aux besoins de leurs utilisateurs, nous regardons les profils pour répondre par la conception de solution.” A l’inverse des PC traditionnels, premier concurrent du client léger, ce dernier suppose donc une réflexion en amont. “Quand on déploie du client léger, l’entreprise s’interroge sur une stratégie à 3-4 ans”, justifie le dirigeant de Neoware France. Le chiffre d’affaires mondiale de Neoware est lui passé de 10 millions de dollars en 2001 à 100 millions en 2006. Mais on n’en saura pas plus sur les comptes de la société.


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