Neutralité Internet : le principe d’un Internet ouvert est bousculé

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Des représentants de Dailymotion, PriceMinister, Skype, Google et Colt sont intervenus lors d’une table ronde sur la neutralité Internet de l’ASIC. Des divergences apparaissent avec plusieurs opérateurs.

La neutralité Internet mobilise beaucoup d’énergie : le gouvernement planche sur un rapport et l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) prépare un colloque le 13 avril sur le thème de la neutralité Internet.

Dernière initiative recensée : l’Association des Services Internet Communautaires (ASIC), qui comprend une vingtaine de membres comme PriceMinister, Dailymotion, Yahoo, Microsoft, Google ou Wikio (et plus récemment Facebook),  vient d’organiser une table ronde sur ce thème (hélas, nous n’y étions pas).

Rappelons l’enjeu  du principe de neutralité du Net : “la garantie contre toute discrimination à l’égard de la source, de la destination ou du contenu de l’information transmise sur le réseau”, retient l’ASIC comme définition centrale.

Giuseppe de Martino, Président de l’ASIC et Directeur juridique et réglementaire de Dailymotion, apporte des précisions sur l’approche : “cela ne veut pas dire que l’opérateur du réseau ne puisse ‘décongestionner’ le réseau en donnant, par exemple, la priorité à une catégorie de service par rapport à une autre, à la voix par rapport au transport de données comme les images. Mais à l’intérieur de la catégorie des données par exemple, l’opérateur ne peut brider ou bloquer un service vidéo au détriment d’un moteur de recherche, d’un service de ventes aux enchères… ou d’un autre service vidéo.”

Des opérateurs disent que les réseaux ne sont pas “gratuits”

Même son de cloche pour Benoit Tabaka, Directeur des affaires juridiques et réglementaires de PriceMinister, qui s’inquiète néanmoins de déclarations publiques de plusieurs opérateurs “contre le principe d’un Internet ouvert”.

C’est le cas de l’allemand Deutsche Telekom : son P-DG René Obermann veut faire payer l’utilisation de ses infrastructures réseaux à tous les acteurs du Net : des start-up aux groupes Internet plus puissants.

“Les réseaux que nous mettons à disposition pour l’économie Internet ne sont pas gratuits (…)Si on offre quelque chose, on aimerait bien avoir notre part de perspectives de chiffre d’affaires”, a déclaré le patron de Deustche Telekom le 17 mars lors de la présentation de la stratégie groupe, selon les propos retenus par Les Echos.

Un point de vue qui se rapproche de celui exprimé par Didier Lombard, ancien P-DG de France Telecom – Orange, favorable à une contribution des services Internet pour financer les réseaux.

(lire la fin de l’article page)


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