Nokia veut s’acheter un répit en réduisant ses prix jusqu’à 15%

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Le constructeur finlandais, en crise, va brader un certain nombre de ses modèles de smartphones. De quoi tenir jusqu’à la fin de sa transition vers la plate-forme Windows Phone ?

Comment résister face à la concurrence et endiguer les baisses des ventes ? En rendant ses produits plus concurrentiels à travers des prix toujours plus compétitifs.

C’est la stratégie qu’a choisi Nokia pour sa gamme de smartphones répond Silicon.fr.

Les modèles comme le N8, le C7 et l’E6, notamment, devraient voir leurs tarifs diminuer de 15 % rapporte Reuters. D’autres réductions, moins importantes, sont également prévues sur plusieurs modèles.

Pour Nokia, il s’agit donc d’essayer de limiter sa perte d’influence sur le marché des terminaux mobiles. Laquelle n’a cessé de chuter ces derniers temps.

En quelques années, le constructeur finlandais est passé de plus de 50 % du marché à 25 % au premier trimestre 2011.

Pour autant, il vend toujours plus de terminaux : 27,6 millions d’unités au premier trimestre 2011 contre 24 millions un an plus tôt. Mais cela reste insuffisant pour conserver sa domination dans un marché en progression de 20 % annuel environ.

Surtout, il lui faut gérer la transition vers Windows Phone (laquelle est diversement acceptée par le marché, l’action Nokia ayant perdu plus de 40 % de sa valeur depuis le début de l’année).

Le système de Microsoft doit prochainement animer toutes les gammes de smartphones selon l’accord que les deux entreprises ont passé en avril dernier.

Or, comment convaincre opérateurs, distributeurs et utilisateur de s’équiper en appareils pour ainsi dire obsolètes (en tout cas à l’évolution quasi arrêtée dès leur sortie). C’est par exemple le cas du N9, premier et, probablement, dernier smartphone Nokia sous Meego, un nouvel OS mobile développé conjointement avec Intel mais appelé à être abandonné au profit de la plate-forme de Microsoft.

Cette baisse tarifaire en vue pourrait cependant déclencher une guerre des prix. Samsung, HTC, LG, Motorola, Sony Ericsson, voire RIM/BlackBerry, etc., pourraient bien en faire autant.

Si cette guerre devrait profiter, en bout de course, au consommateur final, elle risque néanmoins de mettre en danger les constructeurs aux marges les plus faibles. Et pourrait ouvrir l’ère de la concentration chez les constructeurs de terminaux mobiles…


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