Noms de domaine accentués : encore du retard ?

Mobilité

D’après nos confrères de Network World, l’arrivée déjà laborieuse des noms de domaine comprenant des caractères non ASCII (adresses “internationalisées”, avec des accents par exemple) serait encore retardée. Une start-up américaine détiendrait en effet un brevet sur une solution que l’organisme chargé des standards de l’Internet prévoit d’employer. Gênant.

Voici qui tombe mal. D’après Network World, Walid, une start-up américaine spécialisée dans l’enregistrement de “noms de domaine internationalisés” (Internationalized domain names, IDN), fait valoir qu’elle possède un brevet sur une solution permettant de traduire les IDN pour qu’ils fonctionnent avec le système actuel. Or, cette solution brevetée ferait partie des projets sur lesquels travaille l’IETF (Internet engineering task force). L’organisme chargé de définir les standards du Web peine à définir une norme avant l’entrée en vigueur officielle des noms de domaine multilingues. Si Walid se retrouve en droit de réclamer des droits sur la technologie que l’IETF met en place, la mise en place des IDN prendrait encore du retard.

La société détentrice du brevet semble disposée à négocier

Sur le site du groupe de travail IDN de l’IETF, on trouve en effet la copie de deux e-mails provenant de Walid. Si l’IETF a besoin d’employer la technologie brevetée par Walid, “Walid est prêt à fournir sur demande écrite une licence non exclusive, sous réserve de clauses et conditions raisonnables et non discriminatoires, basée sur le principe de la réciprocité”, peut-on lire sur le message daté du 3 novembre 2000. Un autre e-mail du 15 mars dernier cite deux projets qui ne seraient pas concernés par le brevet. Marc Blanchet, le président du groupe de travail IDN de l’IETF se montre confiant : “Il y a des signes qui montrent que Walid pourrait reconsidérer sa position”, estime-t-il, cité par Network World. En attendant, les enregistrements de noms de domaine internationalisés ont déjà débuté dans le dos de l’IETF et de l’Icann.


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur