Nouvel iMac : une machine de transition

Mobilité

Bien qu’il soit loin de ressembler à l’un des projets de remplacement dont se gorgeaient les rumeurs, les nouvelles caractéristiques techniques de l’actuel iMac en font, pour un tarif relativement peu élevé, une machine très puissante. Il ne souffre pas de la comparaison avec des PC de même niveau d’équipement.

L’iMac a changé depuis la semaine dernière. On l’attendait avec un nouvel écran, plat, mais il est revenu dans sa robe traditionnelle de trois ans d’âge. Si le contenant n’a pas changé, le contenu a légèrement évolué. Or cette évolution remet en cause la perception de cette machine. L’iMac de base mis à part (passé à 500 MHz et toujours proposé à 8 000 francs TTC), le modèle appelé “Rapide +” embarque 128 Mo de mémoire extensible à 1 Go et s’accommode d’une carte ATI Rage 128 de 16 Mo de Ram. Il dispose d’un graveur de CD-RW et inclut Mac OS X en complément du système traditionnel Mac OS 9.1. Mais un détail d’importance est frappant : la mémoire cache de son processeur G3 (256 Ko) est moins importante que celle du modèle de base (512 Ko), mais beaucoup plus rapide puisqu’elle fonctionne à la même vitesse que le processeur. Ce faisant, l’iMac modifie assez radicalement ses perspectives d’utilisation. La machine est transformée en hub numérique à part entière. Il s’agit bien de la même, plus rapide et fournie à près de 10 000 francs TTC sur le catalogue de la firme. Mais à ce prix, l’ordinateur s’avère une excellente affaire, même comparé à la concurrence PC. On s’aperçoit rapidement que des configurations similaires son vendues à un prix comparable. La preuve, selon le site américain Aapltalk qui s’est permis cette comparaison, on trouve des modèles analogues chez Gateway, et Compaq s’en tire mieux qu’Apple du point de vue prix (assembleurs taiwanais mis à part, compte tenu du peu d’intérêt de la qualité de service fourni). Mais le meilleur rapport qualité/prix revient quand même à l’iMac, en raison de l’intégration réalisée.

Reste le problème du système d’exploitation. Le nouvel iMac est en effet fourni avec Mac OS X, dans sa version 10.0.4, dont l’utilisation est à déconseiller tant qu’Apple n’a pas mis sur le marché les mêmes fonctions que celles qui se trouvent dans son ancien système. Côté matériel, la machine est dotée de deux prises USB, deux prises FireWire, du modem et de l’Ethernet 10/100 intégré, du prééquipement pour les communications sans fil, d’un excellent clavier – même s’il s’avère salissant avec le temps – et d’une souris optique (à bouton unique, certes). Il reste l’ordinateur le plus facile à brancher à l’Internet, sans doute le plus facile à brancher tout court, d’ailleurs. L’application de gestion d’assistant personnel Palm est installée d’office. Ajoutez à cela les deux logiciels phares iTunes et iMovie, compris dans le prix, et il ne vous manque en fait que le lecteur MP3 et la caméra vidéo pour vous retrouver plongé dans l’ère numérique. Et pour le confort d’utilisation, pas de souci : pas un bruit ne sortira de cette machine en cours d’utilisation. Le silence du refroidissement par convection est une expérience à faire tant elle permet d’être moins fatigué après une journée complète passée devant l’écran. Seuls les haut-parleurs Harman Kardon pourront vous sortir de votre torpeur et leur sonorité cristalline ne manquera pas de vous enthousiasmer.

Quelques bémols

Il n’empêche, les critiques à faire à cette machine ne manquent pas. A commencer par son style que chacun n’apprécie pas. Les trois couleurs disponibles (bleu dit “indigo”, blanc appelé “neige” et graphite) sans parler de l’éternel écran 15 pouces maintes fois annoncé comme devant passer à 17 pouces mais qui n’a toujours pas grandi. Bien sûr, à l’utilisation, cette surface s’avère suffisante pour la plupart des activités qu’on est en droit de demander à la machine, et la qualité est au rendez-vous. L’iMac a donc été légèrement modifié, pas de beaucoup, mais suffisamment pour lui redonner de l’intérêt. Si la machine d’entrée de gamme contentera les utilisateurs les moins exigeants, désirant accéder au monde Apple, c’est bien l’iMac Rapide +, qui s’avère la bonne affaire de la gamme. Cette gamme iMac ne s’avère toutefois pas complètement peaufinée : on aurait attendu d’Apple que son modèle haut de gamme à 700 MHz soit équipé d’un lecteur optique combo, combinant lecteur de DVD et graveur de CD-RW. Ce n’est pas le cas et dans cette version, le simple graveur fait un peu chiche. A bien y réfléchir, ce nouvel iMac se présente donc beaucoup plus comme une machine de transition que comme une nouvelle machine à part entière.


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