Novell annonce enfin de bonnes nouvelles

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En perte de vitesse depuis des années, Novell a mis en place depuis plus d’un an et demi une nouvelle stratégie, concrétisée par le rachat de Cambridge Technology Partners. Ses derniers résultats financiers s’en ressentent positivement. Est-ce la fin du tunnel pour l’éditeur de Netware, durement concurrencé par Windows NT ?

Malade depuis des mois voire des années, l’éditeur américain Novell, spécialiste de l’administration des réseaux d’entreprise, fait preuve d’un regain de santé comme en témoignent ses résultats financiers pour le quatrième trimestre, clos fin octobre. Sur un an, la perte nette a en effet été réduite mais surtout le chiffre d’affaires – 300 millions de dollars – est en progression pour le troisième trimestre consécutif. Il enregistre toutefois une légère baisse sur un an, dans un contexte il est vrai particulièrement défavorable pour l’industrie informatique. Cela dit, ce recul du chiffre d’affaires est imputable à l’activité de conseil de Novell alors que les ventes de licences – l’indicateur clé pour évaluer la santé d’un éditeur – ont en revanche progressé de 4 %.

En résumé, ces chiffres semblent montrer que l’éditeur est sur la voie du renouveau. Rappelons qu’après avoir connu le succès avec ses logiciels d’administration des réseaux, dont le célèbre Netware, l’éditeur a subi de plein fouet la concurrence de Windows NT, ne cessant de perdre du terrain au fil du temps. En réaction, Novell a déployé une stratégie à double détente : développement de l’activité de conseil avec le rachat en mars dernier de Cambridge Technology Partners (CTP) et réorientation de son offre produit autour des thèmes porteurs que sont les services Web et les portails d’entreprises, l’idée étant d’imposer Netware comme une brique essentielle de l’infrastructure logicielle des entreprises. Et la progression des ventes de licences semble indiquer la pertinence de cette approche.

Quant au premier point ? le rachat d’une entreprise de consulting ? c’est une stratégie très classique tant pour les éditeurs que pour les constructeurs. Il s’agit d’imiter le succès rencontré par IBM avec sa propre entité de conseil, IBM Global Services, laquelle se charge d’imposer dans les entreprises l’offre logicielle et matérielle d’IBM. La difficulté pour Novell reste toutefois de ne pas transformer les consultants de CTP en simples ingénieurs avant-vente et donc de garantir une certaine indépendance, sans quoi leurs préconisations perdraient toute crédibilité.


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