Numéricâble repousse ses limites de transfert

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Numéricâble vient de céder à une revendication de ses abonnés qui se plaignaient d’un forfait émission/réception trop étroit. Celui-ci passe de 1,5 à 3 Go pour les particuliers et de 4 à 8 Go pour les professionnels. Un premier pas vers l’illimité intégral, comme le permettent les connexions ADSL ?

Numéricâble, l’opérateur de télévision câblée qui offre l’accès Internet aux abonnés d’AOL, vient de satisfaire, le 1er février 2001, ses utilisateurs en doublant son forfait d’échange de données. Il passe de 1,5 Go à 3 Go pour le forfait “Particulier” et de 4 à 8 Go pour le forfait “Pro”. Les tarifs, eux, ne changent pas : 325 francs pour le premier et 600 francs pour le second (pour les utilisateurs qui ne bénéficient pas des services audiovisuels). Au delà, le service est facturé 20 franc par tranches de 20 Mo.

“99 % des utilisateurs ne dépassent pas le forfait”

Comparées à d’autres opérateurs du câble comme Noos qui autorise 250 Mo, ces quantités de transfert peuvent paraître énormes. Mais, contrairement à Noos, qui limite les téléchargements en upload uniquement (de l’ordinateur de l’utilisateur vers le réseau Internet), Numéricâble applique ses calculs dans les deux sens (envoi et réception). Des limites imposées pour couvrir les coûts de la bande passante, mais aussi pour “garantir à l’ensemble des abonnés une répartition équitable de la capacité du réseau en évitant qu’elle soit accaparée par quelques internautes utilisant le service de façon abusive”, selon le discours officiel de l’opérateur. “Aujourd’hui, 99 % des utilisateurs ne dépassent pas le forfait”, déclare sa porte-parole, “ils étaient environ 80 % avant les nouveaux forfaits”. Une minorité d’utilisateurs très active et qui se fait entendre sur le site de la Ligue de protection des internautes câblés (LPIC) où ils réclamaient depuis six mois le doublement des émissions/réceptions, aujourd’hui obtenu. Autre revendication, le manque de fiabilité des compteurs de transfert. La LPIC accuse le protocole propriétaire d’AOL de “surfacturation de 6 à 40 % des débits”. Numéricâble avoue avoir constaté des différences de 3 à 5 % et, bon prince, offre un crédit de 10 % depuis le 1er novembre dernier. Mais les membres de la LPIC ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin et dans leur acharnement, ils réclament aujourd’hui à la fois le dégrèvement à 20 % et la fin des limites en upload/download.

Quant à Noos, le bruit court qu’il pourrait très prochainement lancer un nouveau forfait avec des capacités d’émission très supérieures aux 250 Mo actuels.

Pour en savoir plus :

* Le site de Numericâble

* Le site de la Ligue de protection des internautes câblés


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