Numericable – SFR ne suffit pas à Altice : pourquoi pas Bouygues Telecom ?

OpérateursRégulationsRéseaux
numericable-SFR-suffit-pas-altice-pourquoi-pas-bouygues-telecom

Sur fond de rapprochement imminent Numericable-SFR, Altice, la maison-mère du câblo-opérateur dirigée par Patrick Drahi, pourrait racheter Bouygues Telecom. C’est jamais assez ?

Insatiable Numericable ? Après SFR, Altice, maison-mère du câblo-opérateur français (74,5% du capital), envisagerait de se rapprocher de Bouygues Telecom.

Alors que le processus de rapprochement avec la filiale télécoms du groupe Vivendi doit être avalisé le 27 novembre prochain lors de l’assemblée générale extraordinaire de Numericable, un plan d’extension est déjà envisagé pour pousser encore plus loin le processus de consolidation du marché des télécoms en France.

Revenir à un jeu de trois opérateurs ? C’est possible, estime Dexter Goei, CEO d’Altice. Le bras droit de Patrick Drahi au niveau de cette holding luxembourgeoise, qui sert de tête de pont dans les déploiements télécoms (qui a acquis treize entreprises en cinq ans), s’exprimait à l’occasion de lors de la conférence TMT de la banque d’affaires Morgan Stanley organisée à Barcelone.

“Nous nous considérons comme les acheteurs naturels de Bouygues Telecom. Nous avons une importante base de revenus donc il y aurait un important potentiel de synergies”, a déclaré Dexter Goei, selon les propos retenus par Reuters.

Une couche de consolidation qui serait risquée en raison du niveau d’endettement élevé du groupe Altice. De plus, à l’instar de la fusion SFR-Numericable (la holding de patrick Drahi détiendra 60% du nouvel ensemble), l’Autorité de la concurrence regarderait avec attention les risques de perturbation sur les marchés des télécoms en France.

Le groupe Iliad-Free aurait probablement son mot à dire sur le volet de la téléphonie mobile (cession d’une partie du réseau mobile de Bouygues Telecom et/ou de licences ?) pour ré-équilibrer les forces. Car la combinaison SFR – Numericable constituera un véritable challenger face à Orange mais il faut éviter un duopole.

Pour l’instant, la vision de Dexter Goei reste de la prospective. Mais elle montre l’appétit monstre d’Altice. Mais, au regard du chemin accompli pour parvenir à consolider du marché du câble en France, on peut imaginer une certaine détermination.

Au-delà de ce jeu d’échecs des télécoms en France, Patrick Drahi voudrait aussi s’étendre au Portugal. L’offensif magnat des télécoms voudrait acquérir la participation de l’opérateur brésilien Oi dans Portugal Telecom (25%) puis récupérer le reste sous forme d’OPA. Mais il existe des offres concurrentes en provenance de fonds de capital-investissement comme Apax Partners et Bain Capital.

—-
Utilitaire ITespresso.fr : Vous cherchez la 4G ? On vous aide à la trouver autour de vous

(Crédit photo : Shutterstock.com –   Droit d’auteur : rangizzz)


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur