Emploi : le secteur numérique cherche des créatifs et des data scientistes

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TECH IN France anticipe 5 500 créations nettes d’emplois dans le numérique en 2017-2018 et invite l’État à anticiper les besoins en compétences.

Les réseaux sociaux, canaux incontournables pour le recrutement ?

La 4e édition du baromètre annuel de TECH IN France sur l’emploi dans le secteur du numérique le suggère.

89 % des 147 entreprises françaises du logiciel et de l’Internet* interrogées entre octobre et novembre 2017 ont déclaré utiliser ce levier. 59 % s’appuient sur les portails généralistes ; 57 %, sur les cabinets de recrutement ; 28 %, sur les portails spécialisés dans les nouvelles technologies.

Les effectifs de ces 147 entreprises représentent 25 032 salariés sur les 74 990 que compte le secteur en France. Les collaborateurs externes – auxquels 31 % des entreprises ont recours – ne sont pas compris dans l’analyse.

Elles recherchent en priorité des profils dans la création numérique et le design d’interfaces : 59 % ont affirmé avoir l’intention de pourvoir au moins un poste dans les 12 mois, contre 34 % pour des data scientists, 30 % pour des administrateurs de bases de données et autant pour des « marketeurs digitaux ».

Près de 60 % disent néanmoins éprouver des difficultés à recruter. Un taux qui atteint 85 % pour les fonctions R&D.

Dans ce contexte, TECH IN France réinvite les pouvoirs publics à « recentrer les efforts sur l’anticipation des besoins en compétences ». Le syndicat des éditeurs de logiciels rappelle « attendre beaucoup de la loi actuellement en préparation relative à la réforme de l’apprentissage et de la formation ».

En l’état, les écoles d’ingénieurs restent un canal majeur de recrutement. Sont recherchés en priorité, des profils présentant moins de 5 ans d’expérience avec un profil Bac + 4/5.

Au club des 40 k€

TECH IN France table, pour la période 2017-2018, sur une création nette de 5 515 emplois dans le secteur du numérique.

L’ex-AFDEL constate que les entreprises ne fondent pas tant leur attractivité sur le versement d’un 13e mois (elles sont 21 % à l’avoir mis en place) que sur des dispositifs de participation ou d’intéressement (58 %). Elles sont 86 % à accorder des téléphones portables à au moins une partie de leur personnel ; 78 %, des titres-restaurant ; 72 %, une prime de vacances.

En matière de salaire, le saut réel est réalisé au sein des entreprises de plus de 100 personnes. Sur l’ensemble du panel, la rémunération brute médiane avoisine les 60 000 euros pour les métiers de la vente. Elle approche des 44 000 euros pour la R&D, contre 41 000 pour la communication-marketing, 38 000 pour le support interne (RH, finance, juridique…) et 37 000 pour le support client.

Essentiellement indexé sur la performance individuelle, le variable représente, pour la quasi-totalité des entreprises, moins de 20 % de la rémunération des différentes fonctions, à l’exception des ventes et de la direction.

À 36,2 ans de moyenne, les employés du secteur numérique sont un peu plus jeunes que sur le marché du travail dans son ensemble (40,6 %, selon Pôle emploi). Ils sont 41,5 % à avoir moins de 30 ans dans les start-up (définies comme les sociétés actives depuis moins de 5 ans).

Les femmes sont particulièrement représentées dans les fonctions de support interne (57,8 % des effectifs) et en communication-marketing (49,4 %). Elles le sont moins sur les verticales R&D (18,5 %) et conseil/déploiement (26,8 %), ainsi qu’au sein des start-up (20 %).

Certains métiers se développent parallèlement à la croissance des entreprises. C’est notamment le cas du conseil/déploiement, qui représente 1 % des effectifs dans les start-up, contre 16 % au global.


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