Numérisation : la Bibliothèque nationale de France fait appel au secteur privé

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Le gouvernement lance un appel à partenariat pour la numérisation et la valorisation des collections de la BNF d’un montant de 150 millions d’euros.

L’effort de numérisation du patrimoine culturel national s’accélère dans le cadre des “investissement d’avenir” (Grand emprunt national).

Depuis 2007, l’Etat consent une enveloppe annuelle de 7 millions d’euros à ce projet mené sous la houlette de la Bibliothèque nationale de France.

Ce qui a abouti à la numérisation d’1,5 million de documents.

On peut consulter ce fonds dématérialisé via Gallica (bibliothèque numérique française) ou Europeana (équivalent au niveau de l’Union européenne).

La BNF vient de lancer un appel à partenariat pour la numérisation et la valorisation de 12 nouveaux corpus de sa collection.

Pêle-mêle, on peut citer les livres anciens (période 1470 – 1700), presse française de 1780 à 1940, disques 78 tours et microsillons, généalogie et l’histoire des familles, territoires, partitions musicales, photographie, cinéma français des origines à la deuxième guerre mondiale…

“La numérisation de ces ensembles devrait ainsi permettre de tripler le volume actuel de Gallica (…)”, considère Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication.

“Le coût global de ces programmes de numérisation est évalué à 150 millions d’euros, soit l’équivalent de plus de 20 ans de travaux, si nous avions conservé le rythme actuel de numérisation.”

Parallèlement, la BNF compte créer d’ici la fin de l’année une filiale détenue à 100 % pour boucler des accords de numérisation et de valorisation commerciale des collections.

Le Commissariat général à l’investissement, en charge de superviser les chantiers du Grand emprunt national, interviendra pour capitaliser la filiale “à hauteur de plusieurs millions d’euros”.

La numérisation du patrimoine culturel s’inscrit dans le “développement des services, usages et contenus numériques innovants” (2,25 milliards d’euros) du volet “Economie numérique” (4,5 milliards de dollars), composante du Grand emprunt national multi-sectoriel (35 milliards d’euros).


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