Oberthur Technologies pourrait signer un retour en Bourse d’ici fin 2015

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Après avoir discuté avec des investisseurs en vue d’une reprise, Oberthur Technologies devrait privilégier une introduction sur Euronext.

Ca bouge dans le monde du paiement électronique.

Alors que Worldpay a refusé une offre de rachat d’Ingenico et se tourne vers la Bourse, Oberthur Technologies semble prendre une orientation similaire.

Et le processus s’accélère.

Selon Reuters, Advent International, le groupe de capital-investissement qui détient Oberthur Technologies, voudrait lancer l’introduction en Bourse à Paris du spécialiste du paiement électronique (cartes à puce, TPE…) qui se positionne désormais comme « un leader mondial de solutions de sécurité numérique pour la mobilité ».

Plusieurs investisseurs ont scruté le dossier Oberthur en vue d’une reprise (offre commune Carlyle – Eurazeo bien avancée mais aussi PAI Partners ou Silver Lake) mais le prix d’acquisition n’était pas suffisamment élevé (en dessous du palier d’1,7 milliard d’euros escompté par Advent).

Au final, il semblerait que l’option du financement par les marchés financiers soient privilégiées au final.

Le dépôt du dossier auprès d’Euronext est attendu d’ici deux semaines en vue d’une introduction attendue d’ici la fin de l’année, toujours selon Reuters.

Il faudrait plutôt parler de retour en Bourse pour le cas d’Oberthur.

En novembre 2008, la société, qui avait à l’époque François-Charles Oberthur Fiduciaire comme actionnaire majoritaire, s’est retiré du marché. Et ce, après huit ans de cotation.

A l’époque, on considérait qu’il fallait « soustraire Oberthur Technologies à la pression des marchés, ce qui facilitera la réalisation des investissements industriels et stratégiques à long terme. »

La configuration du groupe technologique et son positionnement a évolué depuis : présidée par Didier Lamouche depuis mais 2013, Oberthur a élargi son spectre de marchés entre les paiements électroniques, les télécoms et l’identité numérique (acquisition de NagraID Security en août 2014).

La firme technologique d’origine française, à bien des égards concurrente de Gemalto, emploie plus de 6000 employés (dont 700 personnes en R&D) et dispose d’une présence mondiale pour la commercialisation de ses solutions.

Par exemple, en Corée du Sud, elle a tissé des liens étroits avec Samsung et plus globalement avec le secteur technologique dans ce pays.

En juillet dernier, un centre de R&D dédié aux technologies de la sécurité pour les smartphones et les appareils mobiles a été inauguré à Séoul.

(Source : crédit photo : Oberthur Technologies)


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