Objets connectés : la France arrive à maturité

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La dernière étude de Havas Media dresse le portrait-type de Français majoritairement favorables au développement des objets connectés, malgré une certaine circonspection vis-à-vis de l’offre actuelle.

Quand bien même ils éprouvent encore des difficultés à décortiquer l’offre actuelle, les Français ont développé une certaine connaissance des objets connectés. Ils y accordent un grand intérêt et sont majoritairement favorables à leur développement.

Telles sont les principales conclusions rendues par Havas Media dans une étude publiée ce 15 janvier (document PDF, 3 pages). Des 634 internautes de 15 à 49 ans interrogés entre le 8 et le 12 novembre 2013, 81% ont déjà entendu parler des objets connectés. Parmi eux, plus de la moitié – 68% des hommes et 43% des femmes – connaissent au moins l’une des quatre appellations de référence : “objets connectés” (45%), “objets interactifs” (41%), “objets intelligents” (32%) et “Internet des objets” (18%).

Si ce nouveau marché retient l’attention des Français, son évolution leur échappe encore. 71% placent, à juste titre, les montres connectées au premier rang des produits déjà commercialisés dans l’Hexagone, mais ils ne sont plus 45% à évoquer les pèse-personne et 42% à citer les bracelets. Ils mentionnent par ailleurs certains produits dont la présence en France reste disparate, voire inexistante : les réfrigérateurs (45%), les lunettes (38%), les textiles (21%), les fourchettes (15%), les brosses à dents (14%).

De la smartwatch à la voiture connectée

Pour les hommes comme pour les femmes, le concept qui suscite le plus d’intérêt n’est pas la smartwatch (49%), ni même les lunettes et les pèse-personnes (38%)… mais la voiture connectée, élue par 61% des répondants. Cet appétit ne se traduit pas encore dans les intentions d’achat : seuls 31% des sondés déclarent vouloir effectivement s’équiper d’une montre connectée ; 27% songent à acquérir un bracelet de type fitness ; 24%, des lunettes ; 23%, un réfrigérateur ; 22%, des vêtements et chaussures ; 20%, une brosse à dents ; 14%, une fourchette.

57% des Français pensent qu’il faudra au moins cinq ans pour imposer ces produits dont les bénéfices font toutefois consensus : 78% du panel s’attend à pouvoir retrouver des informations numériques n’importe où et n’importe quand. 75% évoquent “des progrès techniques”. Enfin, 71% estiment que les objets connectés “faciliteront leur vie au quotidien”, bien qu’une proportion comparable (69%) reconnaisse qu’il s’agira avant tout de “gadgets”.

Au global, 74% des hommes et 54% des femmes disent se réjouir du développement de l’offre. 45% craignent tout de même que les produits qui en résulteront soient “trop compliqués à utiliser”. Et plus des trois quarts de l’échantillon sondé par CSA pour Havas Media se pose aussi des questions concernant la protection de leur vie privée avec cette connectivité tous azimuts.

Objets Connectés

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HAPIFORK, la fourchette connectée
Conçue par Jacques LEPINE et Fabrice BOUTAIN, HAPIFORK est une fourchette équipée de capteurs, capable d'évaluer notre vitesse d'ingestion de la nourriture. Le but ? Tout simplement nous réapprendre à manger lentement, condition sine qua non à une bonne digestion ! Commercialisée environ 200 euros avec un programme de nutrition qui prendra la forme d'une application pour smartphone, HapiFork ne se limite pas au marché européen. Ses concepteurs sont en effet invités au Cosumer Electronic Show de Las Vegas au pays pour présenter cette fourchette connectée conçue en France. Une technologie slow food au pays des fast food ? Pour découvrir ce paradoxe, rendez vous sur : http://www.hapilabs.com/

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Crédit illustration : tofumax – Shutterstock.com


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