Objets connectés : la France entre enthousiasme et circonspection

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Selon une étude Ifop pour Microsoft, les craintes des Français concernant le respect de leur vie privée se font plus fortes à mesure qu’ils s’approprient les objets connectés.

En début d’année, Havas Media dressait le portrait-type de Français majoritairement favorables au développement des objets connectés, malgré quelques réserves en matière de simplicité d’utilisation et de respect de la vie privée. Cette tendance se confirmait quelques semaines plus tard dans le Baromètre de l’innovation établi par BVA et Syntec Numérique : plus de 80% des sondés faisaient part de leur intérêt pour le concept et la plupart manifestaient une certaine connaissance des enjeux de cette révolution.

Cet enthousiasme assorti de circonspection s’illustre à nouveau dans une étude menée par l’Ifop pour le compte de Microsoft. Des 1050 internautes interrogés en avril 2014, 79% entrevoient dans l’Internet des objets “un bouleversement technologique” au même titre que celui engendré par les smartphones et les tablettes. S’ils ne sont que 61% à pouvoir clairement expliquer en quoi consiste ce nouvel univers, 82% sont persuadés d’y trouver des bénéfices au quotidien. 35% les considèrent toutefois “sans utilité”.

En termes de popularité, la voiture connectée rassemble l’essentiel des suffrages (58%), devant la carte bancaire (47%). Les offres lancées dernièrement par les banques autour des fonctionnalités sans contact n’y sont pas étrangères. Le marché des montres connectés, dynamisé en 2013 avec la Smartwatch de Sony et la Galaxy Gear de Samsung, retient l’attention de 42% des répondants. A l’inverse, les lunettes sont moins mentionnées qu’en début d’année (21%), une certaine vis-à-vis des Google Glass. Même constat pour les bracelets (10%), dépassés par les drones (15%).

Pour près des trois quarts de l’échantillon (74%), le contrôle de ces objets connectés doit se faire prioritairement via les tablettes numériques et/ou les téléphones mobiles. Un schéma d’interaction complexe qui soulève d’autant plus de questions en matière de sécurité informatique, tout particulièrement sur le volet confidentialité des données : 92% des sondés se disent conscients de cette problématique et de ses implications sur leur vie privée. Ils sont aussi nombreux à se dire favorables à un dispositif implanté à la source pour s’assurer que smartphones et tablettes ne puissent être effectivement utilisés que par leurs propriétaires.

Les terminaux mobiles occupant une place centrale au sein de leur vie numérique, les Français sont devenus exigeants : 54% réclament une amélioration de l’autonomie des batteries ; 34%, de la résistance aux chocs et à l’eau. Ils sont encore un quart à souhaiter des produits plus faciles à utiliser. Environ un sur dix demande davantage de mémoire, signe que le stockage cloud ne répond pas à toutes les attentes.

Mais dans quelle mesure les Français ont-ils réellement l’intention de s’équiper en objets connectés ? Microsoft n’ayant pas abordé cette question, il faut remonter à l’étude BVA/Syntec Numérique pour obtenir un indicateur : 31% des sondés déclaraient vouloir acquérir une montre connectée ; 27% pensaient à un bracelet de type fitness ; 23%, à un réfrigérateur ; 22%, à des vêtements et chaussures ; 20%, à une brosse à dents.

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