Octipas lève des fonds pour une transformation numérique « fashion »

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Octipas (digitalisation des points de vente) établit un point d’ancrage sur le marché américain dans le cadre d’un tour de table de 2,1 millions d’euros.

Un ingénieur commercial grands comptes, un développeur Web et mobile, un directeur des systèmes d’information… On recrute chez Octipas.

La start-up basée à Montpellier compte agrandir son effectif pour atteindre, d’ici à l’été 2017, les 20 collaborateurs, contre une douzaine à l’heure actuelle.

Dans cette optique, elle mettra à profit son dernier tour de table, tout juste officialisé : 2,1 millions d’euros… avec la participation de François Legros.

L’ancien CEO de Genesys Conferencing (prestataire de services de collaboration multimédias aujourd’hui dénommé Intercall et dont le siège social se trouve à Montpellier) avait pris une « participation minoritaire » au capital d’Octipas dans le cadre de la levée d’amorçage de 350 000 euros que la jeune pousse avait bouclée en 2012, comme le souligne L’Usine Digitale.

L’intéressé remet au pot à titre privé, mais s’implique aussi dans l’opération par l’intermédiaire de deux structures américaines auxquelles il est affilié : The Bulb et Zenobi, qui, avec le capital-risqueur régional Soridec, apportent environ 70 % du financement.

Cloud fashion

Tandis que Zenobi est une société d’investissement immobilier, The Bulb se positionne comme un fonds spécialisé dans l’accompagnement des entrepreneurs français souhaitant se développer aux États-Unis.

C’est un point d’ancrage supplémentaire pour Octipas dans un développement à l’international marqué par l’ouverture récente d’un bureau à Milan, en plus de celui implanté à Paris au printemps.

Pourquoi cette présence en Italie ? Fondateur et principal dirigeant d’Octipas, Nicolas Passalacqua évoque aux Échos un marché « très fashion » et par là même réceptif à l’offre de la start-up, présentée comme une « tablette vendeur intelligente » et qui s’inscrit dans une logique de digitalisation des magasins physiques.

À l’image de ce que Thematic Groupe, qui a récemment annoncé un tour de table de 30 millions d’euros, propose sous la marque Wynd*, Octipas fournit une solution SaaS qui allie connaissance client, prise de commandes, consultation des stocks et paiement mobile.

Le tout repose essentiellement sur le site e-commerce de l’enseigne. L’idée principale étant de permettre aux vendeurs de trouver rapidement un produit qu’un client n’aurait pas déniché.

C’est cadeau(x)

Octipas compte, dans son portefeuille, des références comme The Kooples, Pimkie et Vertbaudet. L’une de ses premières expérimentations – qu’a relatée L’ADN – avait été lancée à l’automne 2015 sur un cinquantaine de points de vente parisiens de Celio. Plus récemment, LSA Conso revenait sur le contrat signé avec Éram pour un déploiement sur une flotte de Samsung Galaxy Note 4.

Le lancement commercial de la solution, à l’été 2014, avait coïncidé avec l’entrée d’Octipas au sein de l’incubateur Center for Entrepreneurs dont Dell venait d’ouvrir la « déclinaison française ».

Deux ans et demi plus tard, la start-up revendique 600 magasins couverts. Elle propose deux produits complémentaires : Octiwallet pour la mise en place de cagnottes… et Octilist, qui correspond en fait à son offre historique, baptisée Ookoodoo à l’origine et destinée à l’élaboration de listes de cadeaux partageables.

C’est en fournissant ce service aux commerçants que Nicolas Passalacqua a pris conscience des problématiques associées à la gestion des stocks et à la disponibilité des produits en rayon, comme il l’a expliqué au Site des Marques.

* Thematic Groupe revendique 5 000 points de vente équipés, dans le luxe, l’hôtellerie, l’immobilier commercial, la santé et la restauration collective.


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