Les offres mobiles plombent le marché télécoms français

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Selon l’ARCEP, le marché des télécoms au 2ème trimestre a accusé un recul annuel de plus de 4%, à 9,06 milliards d’euros. La concurrence sur l’activité mobile joue à plein…

Les trimestres se suivent et se ressemblent. Au deuxième trimestre 2014, le marché mobile a continué à perdre de la valeur tout en voyant ses volumes augmenter. Mais pas assez pour compenser les pertes.

Sur la période, les opérateurs ont généré 9,06 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Soit un recul annuel de 4,1%. Si les revenus issus des activités fixes (box, téléphonie) se maintiennent à peu près à 3,7 milliards (-0,3%), les offres mobiles soumises à rude concurrence plongent de 10,6% à 3,4 milliards d’euros, indique l’Observatoire des marchés de l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes).

Néanmoins, la baisse globale semble se tasser. Elle était de 6,1% au premier trimestre, elle-même inférieure aux 7,7% de retrait de 2013.

D’ailleurs, le chiffre d’affaires du deuxième trimestre est très proche des 9,1 milliards des trois premiers mois de l’année. Il restera à voir si la tendance se poursuivra en 2015, voire s’inversera, avec la consolidation du secteur à travers la fusion SFR-Numericable, précise Silicon.fr.

En volume, le marché mobile se traduit par des hausses annuelles de 4,8% du nombre de cartes SIM et trimestrielle de 1,13% pour atteindre aujourd’hui les 78,4 millions d’unités. Les formules forfait bénéficient d’une hausse soutenue de 6,9% à 55,7 millions de cartes.

Elles sont notamment portées par les abonnements sans engagements et voix illimitée ce qui se traduit par une chute de 23,2% des forfaits bloqués (moins de 6 millions désormais) et de 8,9% des 15,2 millions de cartes prépayées (dont moins de 12 millions actives).

Les SIM M2M, qui permettent aux machines d’échanger des données sans intervention humaine, s’envolent (+25%) d’une année à l’autre avec un parc qui dépasse les 7,6 millions d’unités (+341 000 puces sur le trimestre).

Néanmoins, l’Arcep note que cette croissance annuelle est « un peu moins vive au deuxième trimestre 2014 avec +1,5 million alors qu’elle s’était intensifiée et atteignait deux millions depuis le deuxième trimestre 2013 ». Un ralentissement étonnant, voire inquiétant, à l’heure de l’essor de l’Internet des objets.

Quant à la 4G, elle progresse rapidement avec 5,5 millions d’utilisateurs au 30 juin 2014 contre 3,7 millions au 31 mars (l’Arcep ne fournissant pas de chiffres avant cette période). Soit près de 8% du nombre total de cartes SIM hors M2M. Porté par les usages 3G (39,4 millions de SIM, +15% en un an), les 39,8 millions d’utilisateurs qui composent le parc multimédia mobile dépassent désormais la moitié (51%) des clients des opérateurs et bénéficient d’une hausse de 4 points en un an.

Côté fixe, le marché poursuit sa progression régulière avec 25,4 millions d’abonnés à un accès Internet haut et très haut débit (+4,1%). Un marché désormais poussé par le très haut débit qui, bien qu’encore modeste avec 2,35 millions de foyers raccordés à la fibre (0,714 million) ou au câble (1,63 million), atteint les 2,35 millions de comptes. En hausse annuelle de 32,2% (dont 67,5% pour le FTTH). Les 10% du parc devraient donc être atteints au cours du troisième trimestre.

Notons également qu’en moyenne, un utilisateur téléphone chaque mois 3h04 (+7,8%) depuis son mobile et 3h33 depuis son fixe (-11,3%), qu’il envoi 245 SMS (-0,2%) et consomme 307 Mo de données (+88%, hors carte data only). Ce qui lui coûte 33,3 euros HT par mois pour sa box (-0,8%) et de 16 euros HT pour son mobile (-13%).

 

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Crédit image : ra2studio – Shutterstock.com


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