D’Ofo à Mobike : les « Vélib’ chinois » séduisent les poids lourds du numérique

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Comme son rival Ofo, le service de vélopartage Mobike boucle un tour de table à trois chiffres avec des entreprises du numérique. Et se projette à l’international.

Un groupe média international*, un géant des services Internet, une chaîne hôtelière, une agence de voyages en ligne, des fonds venus de Silicon Valley… Mobike s’est constitué un solide portefeuille d’investisseurs en quatre tours de table.

Le dernier vient d’être officialisé. Il est d’un montant sans précédent : 215 millions de dollars pour la start-up qui exploite, en Chine, un service de vélopartage basé sur une application mobile.

Tencent Holdings et Warburg Pincus emmènent l’opération, quelques mois après avoir participé au précédent tour de financement (100 millions de dollars ; annoncé en septembre).

D’autres investisseurs historiques remettent au pot. En l’occurrence, Sequoia Capital et Hillhouse Capital. Ils sont accompagnés par de nouveaux entrants : TPG Capital, Huazhu Hotels Group… et Ctrip.com, qui s’est récemment distingué en s’emparant, pour 1,74 milliard de dollars, du comparateur de vols, d’hôtels et de locations de voitures Skyscanner.

Fondé en 2015, Mobike avait amorcé son déploiement commercial à Shanghai en avril dernier. Le service s’est depuis lors étendu à huit villes supplémentaires, avec deux cibles principales : les étudiants et les cols blancs qui font face à la saturation des réseaux de transport public.

En route vers Paris ?

La jeune pousse commence à se projeter à l’international, avec, en ligne de mire, une ouverture à Singapour au 1er trimestre 2017, selon TechCrunch.

Autre objectif, d’après Bloomberg : atteindre un parc de 100 000 vélos par ville couverte (c’est déjà le cas à Shanghai, qui compte 24 millions d’habitants). Soit cinq fois plus que le nombre de Vélib’ recensés à Paris (2,2 millions d’habitants intra-muros).

Chez Mobike, par de carte magnétique de type Pass Navigo : de la réservation au paiement par Alipay en passant par le déverrouillage avec un QR code, tout se fait sur smartphone. Les vélos étant équipés de GPS, il n’y a pas besoin de les restituer sur des bornes – un modèle qui rappelle celui de Cityscoot dans la capitale française.

Pour Mobike, le concurrent à surveiller s’appelle Ofo.

Présente essentiellement sur les campus universitaires, l’entreprise est soutenue par le fabricant high-tech Xiaomi et l’exploitant de services de transport Didi Chuxing. À en croire Fortune,  sa valorisation atteindrait le demi-milliard de dollars. Son offensive à l’international commencera officiellement en février, avec les États-Unis et le Royaume-Uni, rappelle Capital.

* Bertelsmann, via sa branche asiatique.


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