OneTel renonce aussi à son forfait illimité

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OneTel vient d’annoncer l’interruption définitive de son “paradis des surfeurs”. Le forfait illimité qui a fait couler beaucoup d’encre n’était pas viable économiquement. Un exemple supplémentaire de la précarité de telles offres en connexion par modem classique, alors que tous les fournisseurs d’accès lorgnent vers l’ADSL, OneTel compris.

Les jours passent et les forfaits illimités disparaissent. Dernière annonce : la disparition programmée au

16 novembre de celui de OneTel. Baptisé “paradis de surfeurs”, le forfait lancé à la fin mai (voir édition du 25 mai 2000) a attiré les gros surfeurs. Si bien que fin juillet, OneTel submergé décide de couper la connexion de certains de ses abonnés, pour “faire le ménage” parmi les utilisateurs qui, selon lui, en font un usage abusif (voir édition du 24 juillet 2000).

Puis début août, OneTel annonce par e-mail à une partie de ses abonnés qu’ils passent à un contrat limitant les téléchargements. Rapidement, les réclamations s’accumulent. En effet, une partie des abonnés a allègrement surfé en pensant qu’elle le faisait en illimité alors que OneTel les facturait à 14 centimes la minute, le tarif de son autre forfait ; de plus, ceux qui ont dépassé la limite des 200 Mo en téléchargement se voient facturer 1,80 franc le Mo supplémentaire. Résultats : la colère monte chez les abonnés et l’affaire finit par des dépôts de plaintes (voir édition du 22 août 2000).

Finalement, le tribunal de Nanterre déclare non recevable la plainte déposée par l’Adim (Association des internautes médiateurs) contre OneTel (voir édition du 8 septembre 2000). Après discussion, le fournisseur d’accès est revenu sur ses décisions et a intégré parmi ses abonnés au forfait illimité à 149 francs par mois des clients qu’il avait facturés à 14 centimes la minute. A ce jour, tout n’est pas encore réglé mais les choses se sont éclaircies.

Finalement, le “paradis des surfeurs” verra sa fin le 16 novembre, “pour des raisons économiques” explique Anthony Ravau, responsable marketing de OneTel, “à 149 francs par mois, notre modèle basé sur la présélection en téléphonie n’est pas viable. Nos abonnés peuvent se tourner vers le forfait à 14 centimes la minute qui constitue une bonne complémentarité à l’accès au téléphone par notre biais”. Pour bénéficier du forfait illimité, il fallait en effet “préselectionner” auparavant l’opérateur pour ses communications téléphoniques. Aujourd’hui, OneTel n’a pour autant pas renoncé à l’accès illimité : “Nous croyons à l’ADSL, on planche sur le sujet”, confie Anthony Ravau.

La solution semble donc se situer dans le haut débit. Il faut avouer que du côté du RTC (réseau téléphonique commuté), les déceptions se succèdent. World-Net a arrêté son “forfait intensif”, FreeSurf a suspendu son forfait “Web, mail, news, soirs et week-ends” (voir édition du 9 octobre 2000) et AOL fait les frais du succès de son offre illimitée (voir édition du 25 octobre 2000). Avec une connexion illimitée d’office, l’ADSL semble la panacée mais pourtant il ne concerne que les villes. Plusieurs fournisseurs d’accès annoncent de nouvelles offres pour bientôt, ils devraient emboîter le pas à Mangoosta qui a offert la première offre ADSL n’obligeant pas à passer par France Telecom (voir édition du 4 octobre 2000). Une initiative osée, avant le premier janvier prochain et la fin du monopole de France Télécom, tant attendue.


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