Open data : la France reste trop timorée, selon Regards Citoyens

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L’ouverture du portail des données publiques libéralisées est un bon départ. Mais il faut approfondir l’approche open data, selon l’association Regards Citoyens qui milite pour davantage de transparence de la vie politique.

Peut mieux faire. C’est la mention de Regards Citoyens sur la mise en ligne du portail Data.gouv.fr pour libéraliser les données publiques.

La première version bêta vient d’arriver en ligne.

Sous un statut associatif Loi 1901, Regards Citoyens milite pour la diffusion et le partage de l’information politique au nom d’un effort de transparence.

Elle milite de longue date pour la dimension Open Data.

Nous nous réjouissons de trouver notamment de nombreux tableaux disponibles auparavant exclusivement en PDF, comme par exemple différents ‘jaunes budgétaires’, mais aussi les questions écrites parlementaires ou encore les recettes et dépenses de l’État“, note Regards Citoyens.

A première vue, le premier jet de Data.gouv.fr est appréciable (“la gratuité et l’absence de barrière juridique sont bien au rendez-vous”). Mais il reste un gros point noir : “les formats propriétaires”.

La grande majorité des données est fournie sous forme de tableaux Excel, un format propriétaire de Microsoft qui fournit certes des efforts d’interopérabilités. Mais cela n’est pas suffisant, considère Regards Citoyens.

“Pourtant, en examinant le catalogue, nous n’avons pu recenser que quelques dizaines de données en CSV et XML contre plusieurs centaines sous des formats propriétaires de Microsoft, loin de respecter les objectifs fixés par le gouvernement. “

En approfondissant l’exploration, Regards Citoyens considère que, du côté des ministères, c’est l’Education nationale qui partage le plus de données brutes.

Même s’il existe des incohérences avec la dimension open data comme la base des établissements scolaires, qui fait toujours l’objet d’une commercialisation (120 000 euros par an, selon l’association militante).

Les meilleures progressions sont attribuées au “ministère de l’Agriculture, celui du Travail, de l’Écologie, du Budget et de la Culture, lesquels semblent avoir fait plus d’efforts pour améliorer la qualité des données ou rendre disponibles pour la première fois certains jeux de données.”

Le bonnet d’âne revient aux services du Premier ministre, pourtant à l’origine de la mission “open data” Etalab : “Il est ainsi décevant que la Direction de l’information légale et administrative (DILA) n’ait pas fait la preuve d’une volonté forte en proposant par exemple les bases de données du Journal Officiel ou des Marchés Publics.”


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