Opera sort en version 6 finale

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Un nouveau look, une optimisation du chargement des pages, un outil de recherche-traduction, un renforcement de la sécurité… Opera 6 propose une version aboutie et mûre. Seul le prix n’a pas changé. Mais le modèle gratuit avec publicité est toujours proposé.

Après avoir présenté la version 6 bêta 1 au Comdex (voir télégramme du 15 novembre 2001), Opera lance, jeudi 29 novembre, la version 6 finale de son butineur pour Windows et Linux, en anglais pour le moment. Les versions en français pour Windows et Linux mais aussi Mac OS, BeOS, Solaris ou encore QNX, viendront plus tard. La refonte de l’interface constitue la différence la plus flagrante avec la version 5. Les icônes de navigation, notamment, héritent d’un look à la fois plus sobre et plus moderne. Les menus déroulant jouent légèrement avec des effets de transparence qui ne sont pas sans rappeler l’interface Aqua de Mac OS X. Pour ceux que cela perturbe, l’apparence graphique d’Opera reste personnalisable à l’aide de skins. Autre nouveauté directement visible, il est désormais possible de lancer Opera 6 en mode multisession, ou Multiple Document Interface, dont chacune s’affiche dans une fenêtre plein écran. Un mode de navigation qui se rapproche de celui de Netscape et Internet Explorer. Pour l’opérateur, ce mode multisession est également censé faciliter la gestion simultanée de plusieurs comptes de courrier électronique. A voir. Le mode monosession, ou Single Document Interface, reste bien sûr disponible avec ses pages Web multiples à l’intérieur de l’interface d’Opera. Une couche Transport Layer Security (TLS) a été ajoutée pour renforcer la sécurité des protocoles POP et SMTP.

Rapide et pratique

L’éditeur annonce une optimisation des temps de chargement des pages par rapport à la version 5. Difficile à vérifier dans les faits, même s’il est vrai qu’à l’utilisation Opera se révèle particulièrement vivace. En revanche, alors que cette nouvelle version intègre l’Unicode qui permet notamment l’affichage des caractères non latins (comme les langues orientales par exemple), nous n’avons pas réussi à afficher le texte d’un site japonais. Et cela, même en sélectionnant le japonais comme langue par défaut dans les préférences d’encodage. En revanche, le nouvel outil Hotclick de traduction, recherche (dans un moteur ou une encyclopédie) et définition d’un mot à partir d’un double-clic sur celui-ci nous est apparu fort appréciable et pratique. Cela remplace en partie un utilitaire comme l’excellent Babylon pour la traduction et la définition de termes. Une fonction dont pourrait bien s’inspirer Microsoft plutôt que de chercher à imposer ses smart tags, qu’il a d’ailleurs fini par retirer d’Internet Explorer (voir édition du 28 juin 2001).

Au plus proche des standards

Comme à son habitude, Opera s’en tient aux standards du W3C et supporte donc le HTML 4.01 comme le XML, le SSL 2 et 3, le CSS1 et, partiellement, le CSS 2 ainsi que le cryptage sur 128 bits. A ce sujet, soulignons que les visites sur Hotmail ou MSN ne posent aucun problème (voir édition du 30 octobre 2001). Bien sûr, Opera 6 fonctionne parfaitement sous Windows XP. Enfin, la faille de sécurité impliquant Javascript qui empoisonnait la version bêta a été corrigée (voir édition du 22 novembre 2001).

Troisième navigateur du marché derrière IE et Netscape, Opera en version 6 offre une maturité qui devrait séduire nombre d’Internautes et d’entreprises. Opera Software estime à 500 000 le nombre de téléchargements de la bêta en quinze jours. Opera 6 pourrait battre les 6 millions de téléchargements de la version 5. Comme à son habitude, l’éditeur propose une version gratuite mais avec publicité (que l’utilisateur peut personnaliser) ou payante à 39 dollars (44,15 euros).


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