Oracle a de plus en plus de mal à écouler ses serveurs

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Le chiffre d’affaires et les bénéfices d’Oracle se portent bien. Si les ventes de logiciels sont toujours aussi bonnes, la division matérielle est à la peine, notamment concernant les ventes de serveurs.

Tout va bien pour Oracle. L’éditeur de Redwood City vient d’annoncer un chiffre d’affaires de 10,8 milliards de dollars sur le quatrième trimestre fiscal 2011 clôt le 31 mai, en hausse de 13% par rapport à 2010. Soit un bénéfice de 0,75 dollar par action sur le trimestre contre les 0,71 prévus initialement, rapporte Silicon.fr.

Un bon résultat stimulé par les hausses des revenus issus des nouvelles licences (3,7 milliards, +19%) tandis que les revenus provenant des renouvellements logiciels et support progressent de 15% à 4 milliards.

Tout va bien sauf pour la division matérielle (serveurs, stockage…) qui continue de perdre du terrain. A 1,2 milliard de dollars, elle est en retrait de 6%. On est loin des 6 à 12% de progression précédemment anticipées lors des annonces des résultats du troisième trimestre. Sur l’année, le chiffre d’affaires global s’élève à 35,6 milliards de dollars (+33%), dont 4,4 milliards issus des serveurs et autres solutions hardware.

La stratégie de lier le matériel aux logiciels (base de données essentiellement) initiée par l’acquisition de Sun Microsystems en 2009 (mais définitivement validé par la Commission européenne en janvier 2010) ne semble donc pas porter tous ses fruits pour cette première année pleine d’activité de ventes matérielles. Néanmoins, la marge opérationnelle sur cette activité est passée de 46 à 56% en un an.

Hausse probablement issue de la stratégie de montée en gamme de la compagnie de Redwood City. Ainsi, plus de 1000 machines Exadata et Exalogic, présentées à l’Oracle OpenWorld 2010, auraient été vendues. Un chiffre qu’Oracle compte tripler en 2012.

Avec cependant le risque que la croissance des ventes ralentisse alors que les résultats de 2011 bénéficiaient encore des retombées des acquisitions récentes. Pour l’heure, Oracle semble avoir mis un frein à sa stratégie de croissance externe et compte essentiellement sur une croissance organique.

Celle de 2012 passera notamment par un système informatique dédié à l’analyse de données en mémoire plutôt que sur disque (ce qui devrait accélérer les vitesses de traitements) que l’entreprise de Larry Ellison devrait annoncer lors du prochain Oracle OpenWorld de San Francisco (le 2 octobre prochain).

Autre annonce attendue, une solution basée sur l’offre open source Hadoop pour le traitement des «big data» en provenance de multiples sources.


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