Oracle lance une offre sur BEA Systems

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L’éditeur américain riposte à la récente acquisition de Business Objects par SAP, pour 6,8 milliards de dollars. Il propose 6,7 milliards pour BEA Systems.

Tremblement de terre dans le monde des progiciels, déjà en proie à un fort mouvement de consolidation. Larry Ellison est à nouveau “victime” d’une sérieuse boulimie d’acquisitions. Sept mois après le rachat d’Hyperion dans la gestion de la performance financière (pour 3,3 milliards de dollars), son groupe jette aujourd’hui son dévolu sur BEA Systems, spécialiste américain des logiciels d’infrastructure (dont les serveurs d’application ou les logiciels de facturation…). Il propose 17 dollars en numéraire pour chaque action de cet éditeur, soit une prime de 25% par rapport à son dernier cours. Et un montant global avoisinant les 6,7 milliards de dollars.

Ce rachat lui permettrait de consolider sa plateforme de middleware Oracle Fusion, et de renforcer son positionnement face à Microsoft et IBM, qui occupent respectivement la première et la seconde place sur le podium des plus importants éditeurs. Devant Oracle.

Rester devant SAP

Autres faits notables, l’annonce de son offre sur BEA Systems intervient quelques jours seulement après celle de l’entrée de Business Objects dans le giron de SAP. Et alors même que se multiplient les rumeurs sur une contre-offre du leader des bases de données sur Business Objects.

Enfin, à noter que l’offre d’Oracle n’a pas convaincu Carl Icahn, selon le Financial Times. Le milliardaire américain détient 11% du capital de BEA, après avoir augmenté sa participation à quatre reprises au cours du dernier mois. Elle relance aussi plus que jamais la question du devenir des derniers grands éditeurs indépendants, dont SAS et Cognos…


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