Oracle-Peoplesoft : la Commission européenne opposée à la fusion

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La Commission européenne a communiqué à Oracle ses objections sur son projet d’OPA sur Peoplesoft. Elle entendra les arguments de l’éditeur avant de rendre son verdict le 11 mai.

Recalée par les autorités antitrust américaines, l’offre publique d’achat (OPA) d’Oracle sur Peoplesoft n’a pas non plus les faveurs de l’antitrust européen. La Commission européenne a en effet fait savoir à l’intéressé qu’elle avait un certain nombre d’objections à opposer à son projet. Objections auxquelles l’éditeur répondra dans un premier temps par écrit avant d’être entendu par les responsables européens, lesquels se prononceront définitivement le 11 mai. Ni Oracle, ni la Commission européenne n’ont dévoilé les points d’achoppement.

Rappelons qu’au mois de novembre, la Commission européenne avait annoncé qu’elle allait approfondir son enquête préliminaire sur le projet de rachat hostile de Peoplesoft par Oracle. A l’époque, la Commission avait indiqué qu’elle souhaitait examiner plus avant les conséquences de l’OPA sur le marché des applications de gestion destinées aux grandes comptes, estimant que, si elle était autorisée et menée à bien, il n’y aurait plus in fine que deux compétiteurs sur ce marché : SAP et Oracle. C’est précisément l’argument qui a poussé le ministère américain de la Justice à s’y opposer (voir édition du 11 mars 2004). Sur ce point au moins, les analyses des autorités antitrust américaines et européennes semblent converger, ce qui n’arrange pas les affaires d’Oracle.


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