Oracle revoit à la baisse son offre de rachat sur Peoplesoft

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Alors qu’il attend toujours d’être fixé sur la légalité de son projet d’OPA sur Peoplesoft, Oracle a fait une nouvelle proposition valorisant l’éditeur à 7,7 milliards de dollars, contre 9,6 milliards précédemment.

Oracle a revu à la baisse son offre de rachat hostile sur l’éditeur de progiciel de gestion intégré (PGI) Peoplesoft. Il en propose désormais 21 dollars par action, contre 26 dollars précédemment, ce qui valorise sa proie à 7,7 milliards de dollars, contre 9,6 milliards. Sans doute cette nouvelle offre reflète-t-elle les mauvais résultats financiers publiés par Peoplesoft le mois dernier ; ils étaient en deçà des prévisions des analystes financiers. Un des dirigeants d’Oracle, Charles Phillips, a par ailleurs indiqué qu’il comptait être fixé sur la légalité de l’OPA d’ici la fin août. Rappelons en effet que le département américain de la Justice (DoJ) s’est prononcé fin février contre l’OPA, la jugeant anti-concurrentielle (voir édition du 27 février 2004). Oracle a fait appel de cette décision. Le procès en appel débutera le 7 juin et durera six semaines. D’ici là, la Commission européenne aura également donné son verdict (voir édition du 2 avril 2004).

Relais de croissance

Si Oracle gagne, l’éditeur prévoit de mener à bien le rachat de Peoplesoft d’ici la fin de l’année. Ce qui permettra, selon Charles Phillips, de clore une longue période d’incertitude et d’apporter une meilleure visibilité sur l’avenir d’Oracle. Celui-ci se doit en effet de trouver des relais de croissance à son coeur d’activité que sont les bases de données. C’est pour cela qu’il cherche à racheter Peoplesoft, ce qui lui permettrait de renforcer son activité d’éditeur de PGI et ainsi de concurrencer plus efficacement le n°1, SAP. Mais d’autres domaines applicatifs l’intéressent également, comme celui des serveurs d’applications et des secteurs connexes : portail, intégration ou business intelligence. Au cours de cette année, Oracle va ainsi multiplier par deux le nombre de ses commerciaux affectés à cette activité. Dans le domaine de l’intégration, il a ainsi introduit il y a quelques mois un produit appelé Customer Data Hub, alors qu’il avait été jusqu’à présent un farouche défenseur du “tout intégré” (voir édition du 28 janvier 2004). Dans la même veine, Oracle a annoncé le lancement d’ici l’été d’un outil de business activity monitoring (BAM), dont le but est de fournir aux responsables d’activité des tableaux de bord les informant en temps réel sur l’exécution des processus.


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