Oracle veut négocier avec Peoplesoft

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En renonçant à une condition de son OPA, Oracle veut forcer PeopleSoft à discuter avec lui. De plus, une réévaluation de son offre pourrait bien intervenir prochainement.

Oracle tente d’amadouer le conseil d’administration de Peoplesoft. Il a ainsi renoncé à l’une des conditions posées dans son OPA hostile sur Peoplesoft. Condition qui a été dénoncée par les dirigeants de ce dernier comme un obstacle à toute négociation. La condition était que Peoplesoft n’amende pas son plan de fusion avec JD Edwards. Or Peoplesoft a amélioré le 16 juin l’offre de rachat de JD Edwards (voir édition du 17 juin 2003). Elle porte désormais sur 1,75 milliard de dollars dont la moitié en cash.

“La condition à laquelle nous avons désormais renoncée était l’une des raisons principales avancées par le conseil d’administration de PeopleSoft pour ne pas discuter avec nous”, a expliqué dans un communiqué le porte-parole d’Oracle. “Nous espérons qu’avec l’abandon de cette condition, Peoplesoft va finalement accepter de nous rencontrer, comme ses actionnaires le demandent”, a-t-il souligné avant d’ajouter : “Bien que nous ayons renoncé à cette condition, nous continuons à juger que l’accord de fusion amendé est un moyen illégal destiné à priver les actionnaires de PeopleSoft de leur droit de vote dans le cadre de la fusion avec J.D Edwards”.

Oracle décide de relever son offre de rachat

Oracle a toutefois tenu à préciser que si l’accord de fusion devait une nouvelle fois être amendé, son renoncement deviendrait caduc. Selon de nombreux analystes, le prochain épisode de ce feuilleton pourrait bien être qu’Oracle décide de relever son offre de rachat. L’éditeur en a les moyens et Larry Ellison l’a publiquement envisagé. Par ailleurs, aux Etats-Unis, les procureurs généraux de plusieurs Etats se sont réunis afin d’examiner les éventuels conséquences de la fusion sur la concurrence. Il semble que certains Etats, qui sont clients de Peoplesoft, s’inquiète pour eux-mêmes d’une éventuelle fusion, Larry Ellison ayant déclaré qu’il ne comptait pas conserver d’autres produits que ceux d’Oracle ce qui aurait pour conséquence de forcer la base installée de Peoplesoft à migrer vers les solutions d’Oracle ou d’un autre éditeur.


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