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Actualité

piratage

L’outil SeedFuck défie les pro-Hadopi

L’outil SeedFuck permet d’injecter de fausses adresses IP sur des trackers Torrent, générant ainsi une activité factice sur des réseaux P2P. De quoi faire perdre la tête à la Hadopi et aux chasseurs de pirates.

Le Collège de l’Hadopi (Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet) risque de ne pas apprécier l’arrivée d’un nouvel outil permettant de générer de la fausse activité autour de contenus protégés sur des réseaux P2P (peer-to-peer).

Baptisé SeedFuck, ce nouvel outil illicite dont le code source a été publié, a en effet pour but de freiner la chasse aux pirates initiée par les ayants droit en générant de fausses adresses IP sur des réseaux de P2P comme BitTorrent pour s’approvisionner en œuvres piratées.


Comme le révèle le blog de Bluetouff, le code SeedFuck permet en effet d’injecter dans les trackers Torrent des fausses adresses IP chargées de créer de l’activité factice de téléchargement sur les réseaux d’échanges de liens P2P.

En mettant en place cette activité de « torrent poisoning », SeedFuck incite les ayants droit et la Hadopi à attirer et à surveiller un hash particulier, qui est l’identifiant unique d’un fichier, qui, une fois les fausses adresses IP injectées, paraît très fortement sollicité, alors qu’il n’en est rien en réalité puisqu’aucun pirate digne de ce nom ne se cache derrière les adresses IP qui servent de leurres.

De quoi donc faire perdre du temps et de l’argent aux chasseurs officiels de pirates…

Pour les pirates perfectionnistes, sachez qu’il est aussi possible de déterminer les fausses adresses IP de son choix, et ainsi de choisir celle de son voisin ou de son ennemi juré. Notons toutefois que l’usurpation d’une adresse IP reste un processus illégal.

Selon l’article 434-23 du code Pénal, « Le fait de prendre le nom d’un tiers, dans des circonstances qui ont déterminé ou auraient pu déterminer contre celui-ci des poursuites pénales, est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amende ».

SeedFuck a au moins le mérite de démontrer que la seule preuve du repérage d’une adresse IP ne semble pas suffisante pour prouver la culpabilité d’un internaute suspecté de téléchargement illégal.

Rappelons qu’une des missions de la Hadopi est notamment de définir les spécifications des logiciels de surveillance ainsi que leurs conditions de labellisation.

En théorie, ces types de logiciels payants doivent permettre aux internautes accusés de téléchargement illégal de prouver leur innocence et les aider à démontrer qu’ils ne se sont pas rendus sciemment coupables de piratage.

A lire également sur ITespresso.fr : Dossier : Hadopi : avis de tempête sur la loi anti-piratage

Derniers commentaires




55 Responses to L’outil SeedFuck défie les pro-Hadopi

  • Le 19 avril 2010 à 13:53 par BERARD

    à quelle adresse peut on le telecharger ?

  • Le 19 avril 2010 à 14:26 par driss

    ça gère !!!!!!

  • Le 19 avril 2010 à 14:31 par Fake

    C’est ballot !

  • Le 19 avril 2010 à 16:01 par C'te blague

    “Le fait de prendre le nom d’un tiers, dans des circonstances qui ont déterminé ou auraient pu déterminer contre celui-ci des poursuites pénales, est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amende”.

    Depuis quand l’IP est-elle le nom de quelqu’un? Les tribunaux ont déjà tranché, l’IP n’est pas nominative

  • Le 19 avril 2010 à 16:04 par webreac

    Quand on fait des lois sans rien comprendre au domaine sur lequel on légifère, il ne faut pas s’étonner d’être rapidement pris en défaut.

    Internet est un domaine où l’à peu près ne pardonne pas. Si on veut rendre responsable les utilisateurs de ce qui a été fait à partir de leur ordinateur à l’insu de leur plein gré, il faut d’abord rendre responsable Microsoft de l’OS gruyère qui est majoritairement utilisé et également condamner les fournisseurs de modem wifi qui configurent par défaut une sécurité minimaliste.

  • Le 19 avril 2010 à 16:46 par Merlin

    On va un peu vite en besogne dans les raisonnements « légaux », citer un article de loi sur l’usurpation de nom alors qu’on parle d’adresse IP est, heureusement, une pure fantaisie.
    Un nom c’est un état civil, un acte de naissance, un casier judiciaire, bref c’est l’identité d’un Citoyen.
    Une IP n’est qu’un nombre tiré au hasard par une machine sujette à bogue et temporairement accolé à une ligne téléphonique d’un abonné qui n’est pas forcément l’utilisateur… De la là à faire égalité entre « nom » et « ip » et appliquer les textes de l’un pour l’autre comme si cela tombait sous le sens, il s’agit fort heureusement pour la démocratie d’un pur fantasme Hadopiste !

  • Le 19 avril 2010 à 18:57 par deadend

    Public, lassés d’engraisser la bête ?
    Pourquoi payer quand il existe plus de musique libre que vous ne pourrez en écouter dans votre vie ?
    Essayez des sites comme http://www.dogmazic.net http://www.necktar.info http://www.horsnorme.org http://www.archive.org c’est du libre sans pub et ça participe à changer le monde.
    Artistes Vous voulez en savoir plus avant de rejoindre le monde libre ? http://morne.free.fr/celluledessites/OeilZinE/lesuicideprofessioneldunmusicien.htm

  • Le 19 avril 2010 à 21:56 par briegel

    @webreac : tout à fait d’accord, nos élus ne comprennent rien aux réseaux et au nouvel univers qu’il fait émerger. Ce ne serait pas un problème en soi, s’ils n’essayaient pas de coller sur cet univers particulier les raisonnements traditionnels de notre univers matériel.
    La preuve qu’ils sont forts pour apprendre à l’école, mais pas forcément pour comprendre le monde.

  • Le 19 avril 2010 à 22:41 par Alain

    Pour info:

    A la fabrication, un DVD simple coûte moins de 1 euros (sans payer le graphiste ni les droits du film).
    Une petite société d’édition vend des DVD à la Fn*c environ 4 euros HT, la F*ac les revendra 12,50 euros TTC (10,45 euros HT) !!!
    Voilà le problème… les distributeurs marge à plus de 50% !!! Quand on a compris ça, on veut bien payer les droits d’auteurs certes, mais engraisser les cochons gras c’est bon, y a des limites !!!!

  • Le 20 avril 2010 à 0:56 par frenchie

    Seedfuck, quelle bonne idée.
    Quand à affirmer que l’usurpation d’identité IP est un délit, l’article va un peu vite.
    Car dans ce cas, surfer à travers un proxy anonymeur , ce serait aussi un délit. Utiliser Tor serait un délit. Ce qui n’est pas (encore) le cas.
    Parlons encore des logiciels HADOPI. Tous mes PC, fixes et portables, fonctionnent sous Linux. Dois-je faire tourner une VM Windows pour être en règle ? HADOPI, un truc de crétins qui ne marchera jamais.
    En attendant, avec un client (KTorrent) anonymé par Tor/Privoxy, vogue le bateau du P2P, loin des fouineurs d’HADOPI.

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