P. Bonelli remet en cause la politique de cessions de Bull

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A peine nommé à la tête du groupe, Pierre Bonelli, PDG de Bull, cherche à renégocier la vente d’Integris Europe à Steria, selon le Financial Times. Il a par ailleurs gelé toutes les autres cessions en cours.

Pierre Bonelli, qui a pris depuis moins d’une semaine les commandes de Bull, ne souhaite visiblement pas se contenter de gérer de façon passive les affaires en cours. Il vient de geler plusieurs dossiers dont la vente d’Integris Europe à Steria. Si le nouveau PDG ne semble pas avoir les moyens d’annuler cette vente, il cherche tout du moins à renégocier les termes de l’accord et notamment le montant du rachat à hauteur de 190 millions d’euros. Selon le Financial Times, cela serait un moindre mal, car visiblement Pierre Bonelli regrette la vente des activités de services. Même si la société conserve encore des activités de maintenance, le danger est bel et bien de transformer Bull en simple distributeur de serveurs. Secteur où finalement, il est loin de faire le poids face à des sociétés comme IBM, Sun ou encore HP.

Afin d’éviter cela, Pierre Bonelli a gelé la vente d’Integris France, qui avait d’ailleurs fait l’objet de quatre projets de reprise. Integris France, qui est une filiale autonome à 90 % de Bull, est valorisée à 60 millions d’euros. Bull pourrait ainsi être tenté de faire entrer de nouveaux partenaires financiers dans le capital de la société. D’autres projets de cession ont par ailleurs été suspendus, notamment l’activité de logiciels de sécurité et d’administration, regroupée au sein de Evidian, et la vente du siège social de Louveciennes à Canal+.


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