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Actualité

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P2P: la SPPF prête à traquer les uploadeurs

La Cnil autorise les producteurs de musique indépendants à exploiter un système automatisé pour rechercher et constater la mise en ligne de fichiers illégaux.

Alors que s’ouvre sur fond de crise le Midem (Marché international du disque et de l’édition musicale) à Cannes, la Commisssion nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) vient d’autoriser la Société des producteurs de phonogrammes en France (SPPF) à mettre en oeuvre un « traitement automatisé » destiné à rechercher et à constater la mise en ligne de musiques protégées.

En d’autres termes, à compter de ce jour, les internautes qui seraient tentés de partager massivement des titres figurant dans le catalogue de la SPPF sur les réseaux peer to peer (P2P), verront des actions judiciaires, engagées à leur encontre au civil ou au pénal.


« La SPPF considère que cette autorisation constitue une première étape. En effet, la mise en place du dispositif de la riposte graduée, prévu dans les accords de l’Elysée, conduira la SPPF à coopérer avec la future Autorité publique de lutte contre la piraterie numérique, lorsque les dispositions légales nécessaires auront été adoptées au printemps 2008″, indique le communiqué de la SPPF.

Une occasion idéale pour inviter ces internautes à utiliser les moyens légaux pour écouter ou télécharger de la musique comme les jukebox (Deezer, Last FM, Pandora…) ou Web radios. Des services en ligne tenus de rémunérer les ayants-droit.

L’adresse IP au coeur de la lutte contre la piraterie

Bien qu’aucun détail technique n’ait filtré sur la solution employée, cette annonce risque de faire parler d’elle dans les prochaines semaines. En premier lieu car certaines associations de lobbying, comme la Ligue Odebi, vont voir d’un très mauvais oeil l’idée de cette collecte massive d’adresses IP.

En second lieu, parce que cette même adresse IP doit relever de la loi sur la vie privée, dixit l’allemand Peter Scharr, le président du Groupe de travail Article 29 sur la protection des données en Europe (voir la récente contribution de TheInquirer à ce sujet). Il a estimé que « les adresses IP sont souvent associées à des personnes individuelles et donc considérées comme des informations personnelles ».

On peut légitimement se demander si la solution de scan de la SPPF ne risque pas d’être recalée devant les instances judiciaires de l’Union Européenne. Nous avons tenté de joindre sur ce sujet Jérôme Roger, Directeur général de la SPPF, qui était en direction de Cannes où se déroule le Midem. Mais nous avons été coupé…

A lire aussi : dossier spécial de Vnunet.fr : Lutte anit-piratage : brèche colmatée ?

Derniers commentaires




3 Responses to P2P: la SPPF prête à traquer les uploadeurs

  • Le 28 janvier 2008 à 11:43 par MAILLARD

    On voit ici très bien la menace Sarko sur la CNIL qui maintenant s’execute devant la pression de la SPPF. C’est pas bon signe pour les libertés individuelles parce que il y jamais de limite à l’intrution dans la vie privé des gens.

  • Le 28 janvier 2008 à 16:38 par mabrouklepoux

    maillard, arretes d’agiter le chiffon comme ca.

    la cnil est utile, ok, mais dans ce genre de cas, il faut pas pousser. telecharger est illégal, laissons leur les moyens de faire le ménage.

    la cnil va trop loin quand elle finit par protéger des délits, cf notamment l’impossibilité ded recouper les fichier ANPE CAF URSSAF, qui laissent des gens profiter du système.

  • Le 2 mars 2008 à 3:24 par fredos

    Comment discuter avec des gens qui mettent les téléchargements dans le même panier que la fraude aux assurances?

    C’est vraiment mettre celui qui dans une disco va boire de l’eau au robinet des WC pour éviter de payer la boisson dans le même sac que celui qui va payer avec un faux billet.

    Tu verrais qu’on demande sa carte d’identité à celui qui boit « indument » de l’eau du robinet? Et qu’en plus on le poursuive? Délire. (Eh, dans certaines boîtes, y a que le robinet d’eau chaude qui débite, le froid est à sec. Je m’en f… quand j’ai soif!)

    Maintenant que les activités criminelles qui utilisent le net soient traquées à fond, oui. Mais criminelles , pas simplement les bonnes combines qui ne font de tort à personnes (du manque à gagner, peut-être, du tort: à prouver)

    Mais faisons bien la distinction, sinon Georges aura eu raison (« 1984″, « 1948″ pour les intimes).

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